D’après des sources locales, l’attaque aurait causé la mort de plusieurs dizaines de personnes, mais aucun chiffre officiel n’a encore été communiqué par les autorités.
La région de Tillabéri, au nord-ouest du Niger, a une nouvelle fois été frappée par une attaque meurtrière, attribuée à des groupes djihadistes. Le vendredi 20 juin, à Manda, des hommes armés ont ouvert le feu sur des villageois réunis pour un prêche musulman en soirée. Selon des sources locales, l’attaque aurait fait des dizaines de morts, bien qu’un bilan précis n’ait pas encore été officialisé par les autorités.

Une source sécuritaire nigériane, s’exprimant anonymement, a évoqué un bilan de 71 morts, dont quatre membres de la famille du chef du village. Elle affirme que les assaillants ont également incendié plusieurs habitations, et que certains survivants n’ont dû leur salut qu’en feignant la mort sous les corps sans vie. La même source soupçonne fortement le groupe État islamique d’être à l’origine de cette tuerie.
📣 Ne manquez plus rien de l’actualité africaine en direct sur notre chaîne WHATSAPP
Présence militaire insuffisante et manque de réaction
Bien que des forces nigériennes aient été déployées dans les environs ce jour-là, aucune opération de secours n’a été menée dans l’immédiat, selon une association locale de jeunesse. Ce silence s’expliquerait, selon plusieurs observateurs, par la crainte d’embuscades, fréquentes dans cette région où les djihadistes tendent des pièges aux militaires après leurs attaques. À la date du lundi 23 juin, aucune communication officielle n’avait encore été faite par les autorités nigériennes sur cette attaque.
Lire : Niger : douze soldats tombés lors d’une attaque armée à Tillabéri
La zone de Tillabéri, surnommée « zone des trois frontières » (Niger, Mali, Burkina Faso), est un foyer de violences djihadistes depuis plusieurs années. Le 21 mars dernier, 44 civils avaient déjà été tués à Fambita, dans le même département de Téra, lors d’une prière du vendredi, dans une attaque revendiquée par l’État islamique au Sahara. Plus récemment, le 19 juin, 34 soldats nigériens sont tombés sous les balles de plusieurs centaines d’assaillants dans la localité de Bani Bangou, près de la frontière malienne. Malgré ce climat de violence, l’armée nigérienne revendique certaines opérations offensives réussies. Entre le 8 et le 14 juin, elle affirme avoir neutralisé 13 terroristes sur des sites miniers illégaux à Teguey (Téra).
Notre Afrik avec AFP








