Burkina Faso : plus de 50 personnes recherchées pour cyberdélinquance

Burkina Faso : plus de 50 personnes recherchées pour cyberdélinquance

Les autorités burkinabè annoncent un durcissement de la lutte contre les discours de haine et les appels à la violence diffusés sur les réseaux sociaux.

Le parquet de Ouaga I a indiqué qu’une cinquantaine de personnes font actuellement l’objet de recherches dans le cadre d’enquêtes liées à des contenus publiés sur internet.

Une répression renforcée contre les contenus jugés dangereux

Lors d’un point de presse organisé à Ouagadougou, le procureur du Faso près le Tribunal de grande instance de Ouaga I, Blaise Bazié, a annoncé un renforcement des contrôles et des poursuites visant les auteurs de publications considérées comme menaçantes pour l’ordre public.

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Selon le magistrat, les enquêtes concernent principalement des contenus diffusés sur Facebook, TikTok et WhatsApp. Les autorités affirment vouloir intensifier les opérations de surveillance numérique afin de limiter les appels à la haine et à la violence sur les plateformes sociales.

Quatorze interpellations depuis le début de l’année

Le procureur a indiqué que 14 personnes ont déjà été interpellées au cours du premier trimestre 2026 pour des publications jugées contraires à l’ordre public. Parmi elles, huit ont été condamnées à des travaux d’intérêt général. Quatre autres ont bénéficié de mesures de médiation pénale accompagnées d’amendes.

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Deux personnes ont en revanche été condamnées à des peines de prison ferme, dont une à cinq ans d’emprisonnement pour incitation à la commission d’un meurtre.

Les réseaux sociaux sous étroite surveillance

Les autorités burkinabè rappellent que l’espace numérique reste soumis aux lois nationales et que les utilisateurs des réseaux sociaux peuvent être poursuivis pour les contenus qu’ils diffusent. Selon Blaise Bazié, internet ne doit pas être considéré comme une «zone de non-droit».

Lire : Burkina Faso : plus de 100 morts sur les routes en avril 2026

Le parquet annonce également des mesures de suppression et de bannissement visant certains comptes impliqués dans la diffusion de contenus haineux ou jugés dangereux pour la cohésion sociale.

Un appel à la responsabilité des internautes

Face à la multiplication des tensions et des appels à la violence sur les réseaux sociaux, les autorités invitent les internautes à faire preuve de responsabilité dans leurs publications.

Le parquet appelle notamment les citoyens à privilégier les voies institutionnelles et judiciaires plutôt que les appels à la vindicte populaire ou à la violence en ligne.

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