Le barrage de Tougouya-koko dépasse désormais les 80 % d'exécution physique, six mois seulement après la reprise du chantier par l'Office national des barrages et des aménagements hydro-agricoles (ONBAH). Un résultat d'autant plus notable que l'entreprise privée initialement chargée des travaux n'avait atteint que 53 % d'avancement après avoir consommé 132 % du délai contractuel.
Barrage Tougouya-koko : de 53 % à plus de 80 % en six mois
C'est dans ce contexte que le Ministre d'État Ismaël Sombié, en charge de l'Agriculture, de l'Eau et des Ressources animales, s'est rendu sur le site le vendredi 25 septembre 2026, dans la commune de Bassi, province du Zondoma, région de Yaadga. Face aux retards accumulés et à plusieurs mises en demeure restées sans suite, les autorités avaient résilié le contrat et confié les travaux à l'ONBAH dès le 1er avril 2026.
D'une capacité de 15 567 987 m³, l'ouvrage est conçu pour servir plusieurs usages stratégiques : renforcement des capacités agricoles et maraîchères, soutien aux activités agropastorales et, surtout, alimentation en eau potable de la ville de Ouahigouya — via un système de prélèvement, traitement et refoulement. Selon les prévisions, le barrage pourra être mis en eau dès la prochaine campagne agropastorale 2026-2027.
Ouahigouya et les populations rurales, premiers bénéficiaires
Le ministre d'État a salué « la célérité et la qualité des travaux » enregistrées depuis la reprise du chantier par l'ONBAH, y voyant la preuve que les structures publiques burkinabè disposent de l'expertise nécessaire pour conduire des infrastructures de grande envergure. « L'eau potable est un droit, pas un luxe », a-t-il rappelé, résumant l'orientation des autorités de transition en matière d'accès à l'eau.
À lire aussi :
- Libertés publiques : le Burkina Faso suspend 247 nouvelles associations
- Economie : plus de 164 milliards FCFA mobilisés pour accélérer la relance agricole au Burkina Faso
Avec APO Group.