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Épidémie Ebola en RDC : 7.200 cas, 3.500 morts — l’OMS appelle à renforcer la riposte

épidémie Ebola RDC — Ebola en République démocratique du Congo (RDC) : le combat est loin d’être gagné

L'épidémie Ebola en RDC dépasse désormais les 7.200 cas confirmés et 3.500 décès, répartis dans sept provinces du pays. Face à cette progression, le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, a lancé un avertissement sans équivoque lors d'une conférence de presse à Genève : « Ne vous y trompez pas. L'épidémie continue de progresser et continue de faire des victimes. »

Analyse NotreAfrik — La RDC fait face à l'une des épidémies Ebola les plus complexes de son histoire récente, par son étendue géographique et la multiplicité des foyers actifs. La province du Nord-Kivu, déjà fragilisée par des années de conflits armés, concentre désormais l'essentiel de la progression du virus. Les précédentes épidémies de 2018-2020 en RDC avaient déjà mis en évidence la difficulté d'intervenir dans des zones d'insécurité, où l'accès humanitaire reste limité et la méfiance des communautés persistante.
épidémie Ebola RDC — Ebola en République démocratique du Congo (RDC) : le combat est loin d’être gagné
© APO Group

Épidémie Ebola RDC : le Nord-Kivu, nouveau foyer critique

Au cours des sept derniers jours, des cas ont été signalés dans 35 zones de santé de six provinces, dont une nouvelle province récemment touchée. Soixante-deux zones de santé au total ont enregistré des cas confirmés depuis le début de l'épidémie. En Ituri, où la transmission commence à fléchir, la situation reste préoccupante : environ 300 nouveaux cas et 160 décès y ont été recensés en une seule semaine, représentant près de la moitié du bilan national.

Le Nord-Kivu concentre aujourd'hui les plus vives inquiétudes. En l'espace de deux semaines, le nombre hebdomadaire de cas y a presque doublé, passant de 100 à plus de 200. Le Dr Tedros décrit une réalité fragmentée : « La région est si vaste qu'il est difficile de parler d'une seule épidémie. Il s'agit en réalité de nombreux foyers épidémiques, répartis dans de nombreux endroits. » La province regroupe des contextes très disparates — grandes villes comme Kisangani (1,5 million d'habitants), villages isolés, zones minières, territoires affectés par le conflit armé et frontières poreuses avec le Soudan du Sud. La mobilité des populations et les violences contre les travailleurs humanitaires compliquent davantage la riposte.

Des signes d'espoir fragiles, mais l'OMS reste en alerte

L'OMS relève néanmoins plusieurs signaux encourageants : la transmission est en baisse dans les zones les plus touchées d'Ituri, le Sud-Kivu n'a signalé aucun nouveau cas depuis mai, et plus de 1.700 personnes se sont rétablies. Des essais cliniques sur les traitements et la prophylaxie post-exposition se sont accélérés, et des essais de vaccins devraient débuter dans les prochaines semaines. Maria Van Kerkhove, directrice de l'OMS pour la préparation aux pandémies, a toutefois mis en garde : « Nous sommes loin d'en avoir fini. » L'OMS appelle l'ensemble des donateurs à garantir un financement complet du plan d'intervention gouvernemental et de l'action humanitaire, soulignant que « l'intervention devra être maintenue et renforcée pendant de nombreux mois difficiles ».

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Avec APO Group.

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