Le potentiel énergétique africain dépasse 850 TW en énergie éolienne et solaire — suffisant pour redéfinir les marchés énergétiques mondiaux. Pourtant, seule une fraction de cette ressource a attiré des financements commerciaux. C'est précisément ce paradoxe que le Forum « Future Economies » de l'African Energy Week (AEW) 2026 entend résoudre, du 12 au 16 octobre au Cap.
Le potentiel énergétique africain face au défi du financement
La table ronde intitulée « De l'énergie à la position : énergie, industrie et souveraineté dans la prochaine économie africaine » sera animée par le Prix Zayed pour le développement durable. Depuis plus de 20 ans, cette institution finance des technologies et soutient des innovateurs dans des environnements limités en ressources, selon une logique éprouvée : démontrer d'abord un impact mesurable, réduire le risque d'investissement, puis mobiliser des volumes plus importants de capitaux privés et publics.
Les signaux concrets ne manquent pas. Masdar et Africa50 mènent une initiative de 10 milliards de dollars (≈ 6 100 milliards de FCFA) visant 10 GW de capacité renouvelable d'ici 2030. En Égypte, un parc éolien de 10 GW est en développement. Au Maroc, un complexe d'hydrogène vert de 6 GW est planifié pour 27,2 milliards de dollars (≈ 16 600 milliards de FCFA). Sur le front numérique, l'Afrique ne représente encore que 0,6 % à 1 % de la capacité mondiale des centres de données, mais 500 MW sont déjà opérationnels et 890 MW supplémentaires sont en cours de développement. Le seul marché sud-africain des centres de données dédiés à l'IA devrait bondir de 99,37 millions de dollars en 2026 à 572,63 millions de dollars d'ici 2031, soit un taux de croissance annuel de 41,95 %.
Des projets à grande échelle qui changent la donne
« Le Prix Zayed pour le développement durable s'est attaché, depuis plus de deux décennies, à démontrer que l'innovation doit gagner la confiance avant d'attirer les capitaux, et c'est cet état d'esprit dont l'Afrique a besoin pour transformer son immense potentiel en matière d'énergies propres en croissance industrielle, en souveraineté énergétique et en économies compétitives à l'échelle mondiale », déclare NJ Ayuk, président exécutif de la Chambre africaine de l'énergie. L'AEW 2026 entend ainsi dépasser la seule question de l'existence des capitaux pour examiner comment des innovations validées, des politiques efficaces et des partenariats stratégiques peuvent orienter ces flux vers des projets industriels structurants pour le continent.
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Avec APO Group.