Lors de la session ordinaire du baccalauréat 2026, plus d’un millier de détenus ont obtenu leur diplôme, un chiffre record qui témoigne des progrès réalisés dans les programmes de formation et de réinsertion au sein des établissements pénitentiaires.
Selon les données communiquées par la Délégation générale à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR), les performances enregistrées dépassent même celles observées chez les candidats libres à l’échelle nationale.
Un taux de réussite supérieur à la moyenne nationale
Au total, 2 466 détenus se sont présentés aux épreuves du baccalauréat en tant que candidats libres dans les différentes prisons du royaume. Parmi eux, 1 074 ont été déclarés admis, soit un taux de réussite de 44 %.
La DGAPR souligne que ce résultat est nettement supérieur à la moyenne nationale enregistrée chez les candidats libres, qui s’établit à 37,4 % pour cette session.
L’institution met également en avant une progression spectaculaire du nombre de lauréats, en hausse de 147 % par rapport à la session ordinaire de l’année précédente.
Des performances académiques remarquées
Parmi les détenus admis, plusieurs ont obtenu des résultats particulièrement honorables. Au total, 409 candidats ont décroché une mention «assez bien», «bien» ou «très bien», représentant plus d’un tiers de l’ensemble des diplômés.
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Pour l’administration pénitentiaire, ces distinctions illustrent la qualité du travail pédagogique réalisé dans les établissements carcéraux ainsi que l’engagement des apprenants dans leur parcours scolaire.
Ces performances démontrent également que les contraintes liées à la détention ne constituent pas nécessairement un obstacle à la réussite académique lorsque les conditions d’apprentissage sont réunies.
L’éducation au cœur de la réinsertion
Les autorités marocaines considèrent l’enseignement comme un pilier essentiel de la politique de réinsertion menée dans les prisons. L’obtention du baccalauréat offre aux détenus de nouvelles perspectives, notamment l’accès à l’enseignement supérieur ou à des formations professionnelles qualifiantes.
L’objectif est de favoriser leur retour dans la société en leur permettant d’acquérir des compétences susceptibles d’améliorer leurs chances d’insertion sur le marché du travail après leur libération.
Une seconde chance pour plusieurs centaines de candidats
Tous les espoirs ne sont pas encore perdus pour les candidats n’ayant pas validé l’ensemble des épreuves lors de la session ordinaire. La DGAPR indique que 868 détenus, soit plus de 35 % des candidats ayant participé aux examens, sont autorisés à prendre part à la session de rattrapage. L’administration les encourage à poursuivre leurs efforts afin d’améliorer leurs résultats et de rejoindre la liste des nouveaux bacheliers.
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Un modèle éducatif salué par les autorités
À travers ces résultats, la DGAPR met en avant le travail accompli par les équipes éducatives, administratives et les différents partenaires intervenant dans les établissements pénitentiaires.
L’institution estime que l’accès à l’éducation demeure l’un des moyens les plus efficaces pour préparer la réinsertion des personnes détenues et réduire les risques de récidive.
Les résultats du baccalauréat 2026 apparaissent ainsi comme un nouvel indicateur des progrès réalisés par le Maroc dans sa politique d’accompagnement éducatif en milieu carcéral.