Burkina Faso : les frais de scolarité privés sous contrôle

Burkina Faso : les frais de scolarité privés sous contrôle

Les autorités burkinabè ont adopté un nouveau décret visant à réglementer les frais de scolarité pratiqués dans les établissements privés d’enseignement à travers le pays.

La décision a été prise vendredi lors du Conseil des ministres présidé par le chef de l’État, le capitaine Ibrahim Traoré. Ce texte concerne aussi bien les écoles primaires privées que les établissements secondaires, techniques, professionnels, les universités et les grandes écoles privées.

Un cadre pour limiter les abus

Avec cette réforme, le gouvernement souhaite mieux contrôler les montants exigés par les établissements privés aux parents d’élèves et aux étudiants. Le décret encadre plusieurs types de frais liés à la scolarité, notamment les frais de dossier, d’inscription, de formation, de laboratoire, de soutenance ou encore de délivrance des diplômes.

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Selon le ministre de l’Éducation de base, Jacques Sosthène Dingara, tous les coûts liés à la vie pédagogique des apprenants sont désormais concernés par cette réglementation. Des catégories d’établissements seront définies afin de fixer les plafonds autorisés pour chaque structure privée.

Un système de contrôle mis en place

Le gouvernement prévoit également un mécanisme annuel de contrôle afin de suivre l’application du décret et de mettre à jour la liste des établissements concernés. Les autorités veulent ainsi renforcer la transparence dans le secteur privé de l’éducation et éviter les augmentations jugées excessives des frais de scolarité.

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Le ministre Jacques Sosthène Dingara a précisé que des sanctions seront appliquées contre les établissements qui ne respecteront pas les plafonds fixés par les autorités.

Une mesure attendue par plusieurs familles

Dans un contexte économique difficile, la hausse des frais de scolarité dans certains établissements privés suscitait régulièrement des critiques de la part des parents d’élèves au Burkina Faso.

Plusieurs familles dénonçaient des coûts parfois jugés trop élevés, notamment dans les grandes villes où l’enseignement privé accueille une part importante des apprenants.

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À travers ce décret, le gouvernement affirme vouloir mieux protéger les ménages tout en maintenant un cadre réglementaire pour les acteurs privés du secteur éducatif.

Les autorités burkinabè estiment également que cette réforme pourrait contribuer à améliorer l’accès à l’éducation pour davantage de familles.

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