L’armée tchadienne a communiqué un bilan provisoire après l’attaque menée dans la nuit du 4 mai contre une position militaire située sur l’île de Barka Tolorom, dans la province du Lac. Selon l’état-major, 23 soldats ont été tués et 26 autres blessés.
L’assaut, attribué à Boko Haram, se serait produit aux environs de 22 heures. Les forces de défense tchadiennes indiquent avoir opposé une riposte immédiate ayant permis de repousser les assaillants.
Les autorités militaires précisent qu’un bilan définitif sera publié ultérieurement, les opérations se poursuivant encore dans la zone.
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Riposte militaire et opérations en cours
Dans son communiqué, l’armée affirme avoir infligé des pertes importantes au groupe armé lors des combats. Elle annonce également la récupération de matériel à l’issue de l’affrontement.
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Des opérations de ratissage ont été engagées afin de sécuriser le secteur et de rechercher d’éventuels combattants encore présents dans les environs.
Malgré les pertes subies, l’état-major assure que la situation reste sous contrôle et réaffirme sa détermination à poursuivre la lutte contre le terrorisme. Le président Mahamat Idriss Déby Itno avait auparavant rendu hommage aux militaires tombés, saluant leur engagement.
Une région exposée aux attaques répétées
La province du Lac demeure l’une des zones les plus sensibles du pays sur le plan sécuritaire. Frontalière du Nigeria, du Niger et du Cameroun, elle est régulièrement visée par des incursions de Boko Haram et de ses différentes factions. Depuis plus d’une décennie, cette région constitue un théâtre majeur d’opérations contre les groupes djihadistes actifs autour du bassin du lac Tchad.
Le Tchad joue un rôle central dans la Force multinationale mixte, coalition régionale chargée de lutter contre l’insurrection armée. Dans l’ensemble, cette nouvelle attaque rappelle la persistance de la menace dans le bassin du lac Tchad et le coût humain élevé des opérations menées contre les groupes extrémistes.