Le 10 avril, la juridiction de Pikine-Guédiawaye a condamné un homme de 24 ans à six ans d’emprisonnement ferme, assortis d’une amende de 2 millions de FCFA. Cette décision intervient quelques semaines après l’entrée en vigueur d’une loi adoptée le 11 mars par 135 députés sur 165, puis promulguée fin mars, qui renforce
l’arsenal pénal en la matière.
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Un durcissement législatif rapidement appliqué
Le nouveau dispositif prévoit un doublement des peines, désormais comprises entre cinq et dix ans de prison. Il élargit également le champ des infractions en intégrant des dispositions liées à la «promotion» de l’homosexualité.
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Dans ce contexte, les autorités ont engagé une série d’interpellations à travers le pays. Depuis février, près de 60 personnes ont été arrêtées, selon plusieurs décomptes, souvent à la suite de dénonciations ou d’analyses de contenus personnels.
Une pression croissante et des inquiétudes persistantes
Cette dynamique judiciaire s’accompagne d’une exposition accrue des personnes concernées, certaines identités ayant été rendues publiques, avec des risques de violences sociales signalés.
Plusieurs organisations de défense des droits humains, dont Amnesty International et Human Rights Watch, avaient exprimé leurs réserves lors de l’adoption du texte, alertant sur ses implications en matière de libertés individuelles.
Parallèlement, des associations rapportent une hausse notable des demandes d’accompagnement pour quitter le pays. Près de 200 sollicitations auraient été enregistrées en quelques semaines par certaines structures, dans un contexte où les procédures d’asile à l’étranger restent longues et incertaines.
D’autres dossiers similaires sont actuellement en cours d’instruction, laissant entrevoir la poursuite de cette séquence judiciaire dans les prochains mois.