Le pays est en deuil après l’annonce du décès de Marcel Niat Njifenji, l’ancien successeur constitutionnel du président Paul Biya, survenu ce samedi 11 avril 2026 à Yaoundé, à l’âge de 92 ans.
L’ancien haut responsable de l’État s’est éteint au Centre Hospitalier Universitaire, où il était suivi depuis un certain temps. Sa disparition provoque une onde d’émotion dans les sphères politiques et au sein de l’opinion.
Un acteur clé de la vie publique nationale
Figure influente du paysage institutionnel, Marcel Niat Njifenji a occupé plusieurs fonctions de premier plan au cours de sa longue carrière, notamment celle de président du Sénat depuis la mise en place de cette institution en 2013.
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Issu de la région de l’Ouest, il a également évolué dans le monde des affaires avant de s’imposer durablement en politique. Proche du pouvoir, il comptait parmi les personnalités les plus écoutées du système en place, aux côtés du président Paul Biya. Il avait récemment quitté la tête du Sénat, laissant sa place à Aboubakary Abdoulaye.
Une disparition dans un moment charnière
La mort de cet homme d’État intervient dans une période marquée par des réflexions sur l’évolution des institutions et la question de la continuité du pouvoir.
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Au-delà de ses fonctions officielles, Marcel Niat Njifenji laisse derrière lui l’image d’un responsable ayant traversé plusieurs décennies de vie politique, contribuant durablement à la structuration des institutions camerounaises. Son décès marque la fin d’un chapitre important de l’histoire politique du pays.