Quelques jours après avoir quitté la Primature, Ousmane Sonko a été élu ce mardi président de l’Assemblée nationale sénégalaise avec 132 voix sur 165.
Cette élection intervient dans un contexte de forte recomposition politique au sommet de l’État sénégalais après son limogeage par le président Bassirou Diomaye Faye.
Une élection marquée par le boycott de l’opposition
Avant le vote, les députés de la principale coalition de l’opposition ont quitté l’hémicycle pour dénoncer la réintégration de Ousmane Sonko comme député. L’opposition estime que l’ancien chef du gouvernement ne pouvait plus récupérer son mandat parlementaire après avoir exercé les fonctions de Premier ministre.
Malgré cette contestation, la majorité parlementaire dominée par le Pastef a validé son retour au sein de l’Assemblée nationale avant de procéder à son élection à la tête de l’institution.
Le Pastef consolide son contrôle des institutions
Le parti Pastef dispose d’une large majorité au Parlement depuis les élections législatives de 2024, avec 132 sièges sur 165.
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Cette domination politique a facilité l’élection de Ousmane Sonko à la présidence de l’Assemblée nationale. Il succède à Malick Ndiaye dans un contexte marqué par une réorganisation simultanée du pouvoir exécutif et du pouvoir législatif.
Des divergences évoquées avec le nouveau Premier ministre
Dans son discours après son élection, Ousmane Sonko a félicité le nouveau Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lô, nommé lundi par le président Bassirou Diomaye Faye.
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Il a cependant reconnu l’existence de divergences sur certaines questions économiques, notamment la dette et les politiques monétaires. Le leader du Pastef a également affirmé que son parti n’avait pas été associé au choix du nouveau chef du gouvernement.
Cette nouvelle configuration institutionnelle ouvre une phase politique inédite au Sénégal avec un ancien Premier ministre désormais à la tête du Parlement tandis qu’un technocrate conduit l’action gouvernementale.