Des assauts coordonnés menés par des groupes armés ont causé la mort d’au moins une dizaine de personnes dans l’État de Kebbi State, illustrant la dégradation sécuritaire persistante dans cette région.
Les attaques, survenues dans la nuit du 5 au 6 avril, ont visé plusieurs villages de la circonscription de Shanga, notamment Gebe, Kawara et Kalkami. L’information a été confirmée par les autorités locales, qui évoquent des assauts menés par des jihadistes présumés.
Des attaques coordonnées contre plusieurs localités
Selon des témoignages recueillis sur place, des hommes armés ont fait irruption dans les villages en ouvrant le feu sur
les habitants et en incendiant des habitations. Plusieurs civils ont été tués, tandis que de nombreux habitants ont fui vers des zones plus sûres.
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D’après un porte-parole de la police locale, les assaillants seraient liés à des groupes opérant dans la zone frontalière entre le Nigeria, le Bénin et le Niger.
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Des résidents évoquent notamment l’implication du groupe Mahmuda, affilié à des réseaux jihadistes actifs dans la région. Ce groupe serait lié à des organisations proches d’Al-Qaïda, notamment à travers des alliances avec des factions comme Ansaru.
Une région sous pression sécuritaire croissante
L’État de Kebbi est devenu, ces derniers mois, un nouveau foyer de violences armées, marqué par une intensification des attaques et une implantation progressive de groupes jihadistes. Cette évolution est confirmée par plusieurs organisations de suivi des conflits, qui observent une extension des zones d’influence de ces groupes.
Comme dans d’autres régions du nord du pays, la situation est aggravée par la présence de bandes criminelles locales, souvent désignées comme des «bandits», qui multiplient les enlèvements et les raids contre les populations civiles.
Face à cette double menace jihadiste et criminelle, les populations locales restent particulièrement exposées, dans un contexte où les capacités de réponse sécuritaire demeurent limitées.