L’armée nigériane a annoncé, dimanche, la libération de 31 fidèles kidnappés pendant les célébrations de Pâques dans le nord-ouest du pays. L’intervention militaire a toutefois été entachée par la mort de cinq personnes, tuées lors de l’attaque menée par des hommes armés.
Les faits se sont déroulés dans le village d’Ariko, situé à une centaine de kilomètres au nord de Abuja. Selon un
communiqué officiel, les forces armées ont rapidement réagi, engageant un affrontement avec les assaillants.
Sous la pression des troupes, les ravisseurs ont abandonné les otages, permettant leur libération. L’armée évoque une opération ayant permis de déjouer une attaque qualifiée de «terroriste» visant des fidèles réunis pour un office religieux.
Téléchargez l’application pour ne rien rater de l’actualité
Cette attaque est survenue en dépit d’un dispositif sécuritaire renforcé mis en place autour des lieux de culte à l’occasion des célébrations pascales, période souvent considérée à risque dans certaines régions du pays.
📣 Ne manquez plus rien de l’actualité africaine en direct sur notre chaîne WHATSAPP
Un climat d’insécurité persistant dans le nord du Nigeria
Si les autorités évoquent l’attaque d’une seule église, plusieurs médias locaux rapportent une offensive coordonnée contre deux lieux de culte, l’un catholique et l’autre évangélique. Ces sources font état d’un bilan plus élevé, avec au moins huit morts et plusieurs enlèvements supplémentaires.
L’État de Kaduna figure parmi les zones les plus exposées à l’insécurité dans le nord-ouest et le centre du Nigeria. Des groupes armés, communément appelés «bandits», y multiplient les raids contre les villages, les enlèvements contre rançon et les attaques meurtrières.
Initialement motivés par des intérêts criminels, ces groupes tendent désormais à établir des liens avec des factions djihadistes actives dans le nord-est du pays, où une insurrection armée perdure depuis plus de 17 ans avec pour objectif l’instauration d’un califat.
À ce stade, il reste difficile de déterminer si les assaillants impliqués dans cette attaque relèvent de groupes djihadistes ou de bandes criminelles, l’armée utilisant le terme générique de «terroristes». Malgré le renforcement des opérations militaires, la recrudescence des violences continue de fragiliser la sécurité dans plusieurs régions du pays.
Notre Afrik avec AFP