D’après les responsables de l’institution, cette initiative vise à renforcer la fiabilité des données commerciales en Afrique centrale, en fournissant aux États des outils aptes à capter les flux informels encore largement absents des dispositifs classiques de suivi.
La Cemac intensifie ses efforts pour mieux comprendre le commerce transfrontalier informel dans la sous-région. Réunie à Douala du 16 au 19 mars, la Commission de l’institution organise un atelier régional visant à concevoir un mécanisme harmonisé de collecte de données sur ces échanges souvent invisibles dans les statistiques officielles.
L’initiative ambitionne d’améliorer la qualité des données commerciales en
Afrique centrale, en dotant les États d’outils capables de recenser les flux informels qui échappent encore largement aux systèmes traditionnels de suivi.
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Un atelier pour renforcer les capacités des experts
La rencontre rassemble une cinquantaine de participants issus des Instituts nationaux de statistique, des administrations douanières et des ministères du Commerce des six pays membres : Cameroun, Gabon, Congo, Tchad, République centrafricaine et Guinée équatoriale.
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Les travaux portent notamment sur l’identification des points de passage frontaliers, la cartographie des flux commerciaux et l’estimation des volumes d’importations et d’exportations réalisés de manière informelle. L’objectif est de doter les experts nationaux de méthodes communes pour mieux appréhender ces échanges.
Mieux mesurer des flux encore peu documentés
Selon les responsables de la Commission, une grande partie des activités commerciales, notamment celles des petits opérateurs, se déroule par voie terrestre et en dehors des circuits formels. Ce phénomène rend difficile l’évaluation réelle des échanges dans la sous-région. La mise en place d’un dispositif harmonisé vise ainsi à combler un déficit d’information qui freine l’analyse de l’intégration économique régionale.
Un enjeu à la fois statistique et économique
Au-delà de la production de données fiables, la démarche de la Cemac revêt également une dimension budgétaire. L’intégration des flux informels dans les statistiques officielles pourrait offrir une meilleure visibilité sur les performances économiques réelles des États.