Parmi les victimes, on compte neuf VDP, dont leur chef, ainsi que trois autres personnes, dont une femme, selon des sources locales.
Au moins douze civils ont été tués dimanche dans une attaque attribuée à des groupes djihadistes dans le Centre-Est du Burkina Faso, selon des sources locales et sécuritaires. Parmi les victimes figurent neuf Volontaires pour la défense de la patrie (VDP), des civils engagés aux côtés de l’armée, dont leur chef. L’attaque a également coûté la vie à trois autres civils, dont une femme, d’après des témoignages recueillis sur place.
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Selon une source sécuritaire, plusieurs attaques ont été menées durant le week-end contre des positions militaires et des postes de VDP dans différentes zones du pays, notamment dans le Centre-Est, le Centre-Nord et le Nord-Ouest.
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Un village pris pour cible
La localité de Dourtenga a été particulièrement touchée dimanche en fin d’après-midi. Des assaillants, décrits comme nombreux, ont pris d’assaut la zone, provoquant des affrontements qui ont duré plus d’une heure. Plusieurs commerces ont été pillés ou incendiés. Si le calme est revenu, la peur demeure. Depuis lundi, de nombreux habitants ont quitté le village, redoutant de nouvelles incursions armées.
Le Burkina Faso, dirigé par une junte militaire depuis 2022, est confronté à des attaques récurrentes de groupes affiliés à Al-Qaïda et à l’État islamique. En février, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM) a revendiqué plusieurs offensives meurtrières. Selon l’ONG Acled, plus de 130 personnes ont été tuées en une dizaine de jours, illustrant l’intensification des violences dans le pays.
Notre Afrik avec AFP