Face à Denis Sassou Nguesso, président sortant et candidat à sa propre succession se tiennent Destin Gavet, 34 ans, Vivien Manangou, Zinga Mabio Mavoungou, Dave Mafoula, Joseph Kignoumbi Kia Mboungou et Anguios Nganguia Engambé, habitué des élections présidentielles.
En l’absence des principaux partis d’opposition, six candidats vont affronter ce dimanche le président sortant et grand favori, Denis Sassou Nguesso, lors de l’élection présidentielle au Congo-Brazzaville. Les deux formations majeures, l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS) et l’Union des démocrates et humanistes-Yuki (UDH-YUKI), ont décidé de boycotter le scrutin, dénonçant un processus qu’elles jugent biaisé.
L’UPADS, héritière du parti
de l’ancien président Pascal Lissouba, et d’autres opposants estiment que la Commission nationale électorale indépendante (CNEI) est trop proche du pouvoir en place pour garantir un vote équitable. Selon eux, l’organisation du scrutin favorise le président sortant et empêche toute réelle compétition.
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Six candidats face au président
Les candidats restants sont en grande partie inconnus du grand public et manquent de bases politiques solides. Faute d’accord sur une candidature unique, ils se présentent séparément, ce qui, selon l’opposition, sert à légitimer le scrutin et à réduire l’abstention.
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Parmi eux : Destin Gavet, 34 ans, du Mouvement républicain (MR), fait ses débuts en politique présidentielle ; Vivien Manangou, enseignant en droit ; Zinga Mabio Mavoungou, du parti d’opposition L’Alliance ; Dave Mafoula, des Souverainistes, déjà candidat en 2021 ; Joseph Kignoumbi Kia Mboungou, du parti La Chaîne, opposant régulier depuis 2002 ; et Anguios Nganguia Engambé, qui se présente pour la quatrième fois consécutive.
Les critiques de l’opposition et des analystes
L’opposant Clément Miérassa, ancien ministre et candidat aux présidentielles de 1992 et 2009, estime que « les dés sont pipés » et que le président contrôle entièrement l’organisation du scrutin. Selon lui, les candidats qui lui font face sont perçus comme de simples « accompagnateurs ».
Sidoine Romaric Moukoukou, porte-parole de l’UPADS, dénonce le refus des autorités d’établir un fichier électoral consensuel et de mettre en place une commission électorale véritablement indépendante. L’analyste Alphonse Ndongo souligne que la grande bataille de cette élection sera de limiter l’abstention et que le gouvernement mobilise tous ses cadres pour soutenir le président.
Notre Afrik avec AFP