sur les ménages les plus fragiles.
Une réunion d’urgence face aux risques internationaux
Cette rencontre intervient dans un climat d’inquiétude croissante lié aux répercussions possibles de la crise géopolitique sur les marchés énergétiques mondiaux. Deux jours plus tôt, le chef du gouvernement, également leader du parti “Pastef Les Patriotes”, avait averti dans une déclaration vidéo que l’intensification du conflit au Moyen-Orient pourrait provoquer de fortes turbulences économiques à l’échelle mondiale et sur le continent africain.
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Un pays dépendant des importations d’hydrocarbures
Le Premier ministre a également souligné la vulnérabilité particulière des économies dépendantes des importations d’hydrocarbures, comme le Sénégal. Une crise énergétique prolongée pourrait peser sur les investissements, perturber les marchés financiers et accentuer les tensions sur la sécurité alimentaire.
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Dans ce contexte, il a appelé à une désescalade rapide sur la scène internationale et à un retour au dialogue afin d’éviter une crise économique mondiale.
Mise en place d’un suivi interministériel
À l’issue des échanges de mardi, les autorités ont décidé de mettre en place un comité interministériel chargé d’assurer un suivi régulier de la situation et de veiller à l’application des mesures destinées à préserver la stabilité du marché intérieur des carburants.
Cette instance devra notamment surveiller l’évolution des prix internationaux et proposer des actions pour protéger les consommateurs sénégalais les plus vulnérables.
Des importations énergétiques toujours élevées
Malgré un recul global des importations du pays en 2025, les achats de produits pétroliers restent importants. En décembre 2025, les «autres produits pétroliers» représentaient le principal poste d’importation du secteur avec 105,5 milliards de FCFA, suivis des produits pétroliers raffinés pour 90,4 milliards de FCFA. Les huiles brutes de pétrole n’ont toutefois enregistré aucune importation durant ce mois.
Sur l’ensemble de l’année 2025, seuls les produits pétroliers ont progressé (+23,3 %), tandis que les autres produits pétroliers ont reculé de 14,3 %. Les importations d’huiles brutes sont restées quasiment stables. Au total, le groupe «Énergie et lubrifiants» a enregistré une baisse annuelle de 10,7 %, pour atteindre 1 953,1 milliards de FCFA.