Le général İbrahim Cebbari, conseiller des Gardiens de la révolution iraniens, a averti que tout navire franchissant la zone serait ciblé.
La tension franchit un nouveau cap au Moyen-Orient. L’Iran a annoncé la fermeture du détroit d’Ormuz, une artère maritime essentielle au commerce énergétique mondial. Le général de brigade İbrahim Cebbari, conseiller du commandant en chef des Gardiens de la révolution iraniens, a déclaré à la télévision d’État que tout navire tentant de traverser la zone serait pris pour cible.
Cette décision intervient en réaction aux frappes menées par les États-Unis et Israël contre l’Iran. «Le détroit est fermé»,
a-t-il affirmé, avertissant que les forces navales et terrestres iraniennes interviendraient contre tout bâtiment cherchant à forcer le passage.
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Une artère vitale pour le pétrole mondial
Le détroit d’Ormuz constitue l’un des points névralgiques du commerce international : environ 20 % du pétrole consommé dans le monde y transite. Sa paralysie fait immédiatement craindre une flambée durable des cours de l’or noir.
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Les premiers effets se font déjà sentir. Le prix du gaz en Europe a bondi de plus de 50 % depuis le 2 mars. Le baril de pétrole a déjà grimpé à 82 dollars, et les marchés redoutent une envolée bien plus marquée si la situation perdure. Le général Cebbari a également menacé de s’en prendre aux oléoducs de la région, promettant d’empêcher toute exportation de brut.
Des marchés énergétiques sous tension
La confrontation entre l’Iran et les États-Unis ravive les craintes d’un embrasement régional. Tous les regards sont désormais tournés vers Ormuz, dont la fermeture pourrait désorganiser durablement les flux énergétiques mondiaux.
Si l’impasse se prolonge, les prochains jours s’annoncent décisifs pour les marchés et pour l’équilibre énergétique mondial.