Présente au Mining Indaba 2026, rendez-vous africain du secteur extractif organisé au Cap, la République démocratique du Congo a tenu à clarifier sa position face aux rumeurs évoquant une cession de ses ressources minières aux États-Unis. Les autorités congolaises assurent qu’aucun accord de vente n’a été conclu et réaffirment leur volonté de préserver la souveraineté nationale sur le sous-sol.
Le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, est monté au créneau pour dénoncer ce qu’il qualifie de spéculations
infondées. Selon lui, les discussions engagées avec Washington ne traduisent en rien un abandon des richesses nationales.
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Un partenariat stratégique et non une cession
D’après le ministre, l’accord signé en décembre dernier dans la capitale américaine ne constitue pas un contrat d’exploitation ou de vente de minerais. Il s’agit, d’après le gouvernement, d’un mécanisme de concertation visant à structurer un dialogue stratégique autour de projets d’intérêt commun.
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Kinshasa a transmis à ses partenaires une série de projets jugés prioritaires. Ceux-ci devront être examinés par un comité mixte chargé d’en évaluer la faisabilité et l’impact. Les autorités congolaises soulignent que tout investissement étranger restera strictement encadré par le code minier national.
Souveraineté et respect du cadre légal
Pour l’exécutif congolais, il n’est pas question de déroger aux règles en vigueur. Le ministre des Mines a insisté sur l’obligation, pour tout partenaire, de se conformer aux exigences légales du pays. Cette position vise à rassurer l’opinion publique quant à la préservation des intérêts nationaux.
Une position d’équilibre dans la rivalité mondiale
Alors que les grandes puissances, notamment les États-Unis et la Chine, intensifient leur présence en Afrique pour sécuriser l’accès aux minerais critiques, Kinshasa revendique une posture indépendante.
Louis Watum Kabamba affirme que son pays ne souhaite pas s’inscrire dans une logique d’alignement, mais plutôt tirer parti de la concurrence internationale. La RD Congo se voit comme un acteur central du marché mondial des minerais stratégiques, comparable à ce que fut l’Arabie saoudite pour le pétrole. Dans cette compétition globale, Kinshasa entend rester maîtresse de ses décisions et faire valoir ses intérêts avant tout.