Un haut responsable de l’état-major évoque des présomptions concernant son implication présumée dans diverses activités qualifiées de subversives.
Le principal leader de l’opposition bissau-guinéenne, Domingos Simoes Pereira, récemment libéré de détention mais toujours soumis à une résidence surveillée, va comparaître le 13 février devant une juridiction militaire. Il est soupçonné d’implication dans plusieurs projets de déstabilisation du pouvoir, selon des sources judiciaires et militaires.

Domingos Simões Pereira, chef du PAIGC, formation emblématique ayant conduit le pays à l’indépendance en 1974, avait été interpellé le jour du renversement du régime. Libéré le 31 janvier, au même titre que d’autres opposants arrêtés lors du putsch, il demeure néanmoins assigné à résidence. Il est par ailleurs poursuivi pour des faits présumés de nature économique.
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Des soupçons de tentatives de putsch
D’après une source proche du tribunal militaire, l’opposant va être entendu pour son rôle supposé dans la tentative de coup d’État. Un officier supérieur de l’état-major évoque également de «lourds soupçons» quant à sa participation à plusieurs actions jugées subversives. Selon ces informations, Domingos Simoes Pereira serait impliqué dans au moins deux projets de renversement des autorités, l’un à la fin de l’année 2023 et l’autre en octobre 2025.
Lire : Guinée-Bissau : l’opposant Domingos Simoes Pereira libéré
Le 31 octobre dernier, l’armée avait annoncé avoir déjoué une tentative de remise en cause de l’ordre constitutionnel, avec l’arrestation de plusieurs officiers supérieurs, à quelques heures du lancement de la campagne électorale des scrutins du 23 novembre. Des militaires interpellés lors d’événements similaires en décembre 2023 auraient également accusé l’opposant d’avoir financé leurs actions, selon des sources militaires.
Notre Afrik avec AFP








