Face au Premier ministre, le ministre Yacouba Zabré Gouba a exposé le bilan de son département, faisant état d’un niveau d’exécution de 89,66 % de son contrat d’objectifs au titre de l’année.
L’année 2025 marque un tournant majeur pour le secteur extractif du Burkina Faso. La production aurifère du pays a atteint un niveau jamais égalé. Selon les données officielles rendues publiques par le ministère de l’Énergie, des Mines et des Carrières, 94 tonnes d’or ont été produites sur l’ensemble de l’année, soit une progression spectaculaire par rapport à 2024.
Présentant les résultats de son département devant le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, le ministre Yacouba Zabré Gouba a affiché un taux de réalisation de 89,66 % de son contrat d’objectifs pour l’exercice 2025. Une performance qui reflète, selon lui, la bonne santé du secteur minier et l’impact des nouvelles orientations stratégiques mises en œuvre par l’État burkinabè.

L’or, moteur de la croissance minière
Avec plus de 30 tonnes supplémentaires produites en un an, l’industrie aurifère s’impose comme le principal levier de cette performance. La production globale de 94 tonnes englobe aussi bien l’exploitation industrielle que les saisies issues de la lutte contre les circuits frauduleux.
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Le ministre a souligné le rôle important de l’exploitation artisanale, qui a contribué à hauteur d’environ 42 tonnes. Cette dynamique est attribuée notamment à la mise en activité de la Société de participation minière du Burkina Faso (SOPAMIB), à un contrôle renforcé des 15 mines industrielles en exploitation, ainsi qu’aux actions de répression de la fraude, ayant permis de récupérer 10 kilogrammes d’or hors du circuit légal.
2026 en ligne de mire
Fort de ces résultats encourageants, le gouvernement burkinabè se projette déjà vers 2026 avec des ambitions renforcées. Parmi les priorités annoncées figurent la réforme du Bureau des mines et de la géologie du Burkina (BUMIGEB) ainsi qu’une réorganisation de l’artisanat minier autour de coopératives mieux structurées.
Lire : Burkina Faso : 60,8 tonnes d’or produites en 2024
L’État entend également promouvoir l’investissement national dans le secteur extractif. Une dizaine de projets miniers semi-mécanisés, portés exclusivement par des opérateurs privés burkinabè, sont attendus dès l’année prochaine. Une orientation qui, selon le ministre Gouba, vise à consolider durablement la souveraineté minière et énergétique du pays.








