À ce stade, aucun décès n’a été officiellement signalé, mais les dégâts matériels sont importants, avec de nombreuses habitations touchées et plusieurs infrastructures publiques affectées.
Le passage du cyclone tropical Fytia a lourdement impacté plusieurs régions du nord de Madagascar. Selon un bilan provisoire publié dimanche 1er février par le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC), plus de 7 200 personnes ont été affectées par le phénomène, qui a causé d’importants dégâts matériels.

Quinze districts touchés
Les régions de Melaky, Boeny, Sofia et Analamanga figurent parmi les zones les plus affectées. Au total, 15 districts ont subi les effets des vents violents et des fortes précipitations. Les autorités recensent 7 202 sinistrés, dont plus de 4 000 personnes contraintes de quitter leur domicile, ainsi que 2 224 ménages impactés.
Des dégâts matériels significatifs
Si aucune perte en vie humaine n’a été confirmée à ce stade, les dommages matériels sont considérables. De nombreuses habitations ont été endommagées et certaines infrastructures publiques fragilisées. Le secteur éducatif n’a pas été épargné, avec 24 salles de classe touchées, entraînant des perturbations dans plusieurs établissements scolaires.
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Les autorités signalent toutefois la disparition d’une personne dans la commune d’Ambalakida, située dans le district de Mahajanga II. Les recherches se poursuivent alors que les conditions d’accès restent compliquées dans certaines localités.
Dispositif d’urgence activé
Dès les premières alertes émises par Météo Madagascar, les mécanismes nationaux de gestion de crise ont été déclenchés. Le Centre national de coordination opérationnelle d’urgence (CNCOU) et le Centre d’études, de réflexion, de veille et d’orientation (CERVO) sont opérationnels depuis le 29 janvier afin de coordonner les interventions sur le terrain. Des moyens humains et logistiques ont été déployés, notamment des équipes de protection civile, des embarcations pour accéder aux zones inondées et des motopompes pour l’évacuation des eaux. Des stocks de vivres et de matériels d’urgence ont également été acheminés, tandis que des sites d’hébergement temporaire ont été aménagés dans des infrastructures publiques.
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Des agents du BNGRC ont été envoyés à Mahajanga et à Maevatanàna pour renforcer la coordination régionale et appuyer la collecte des données. Les autorités précisent que les évaluations se poursuivent, certaines zones restant difficiles d’accès, notamment dans les districts de Mitsinjo, Soalala et Besalampy. La situation météorologique demeure sous surveillance étroite, alors que les opérations d’assistance aux populations touchées continuent dans les zones sinistrées.








