D’après le décret rendu public le mercredi 21 janvier devant la presse, les conditions nécessaires à l’organisation d’un scrutin « libre, équitable et transparent » seront désormais réunies à cette date.
Le chef de la transition en Guinée-Bissau, le général Horta N’Tam, a arrêté la date du 6 décembre pour l’organisation des élections présidentielle et législatives. Ces scrutins sont censés permettre un retour à l’ordre constitutionnel. L’annonce a été faite mercredi 21 janvier à travers un décret rendu public devant la presse.
Le texte assure que les conditions nécessaires à la tenue d’un scrutin « libre, équitable et transparent » seraient désormais réunies. Conformément à la charte de la transition publiée par les militaires début décembre, le chef de la junte ne sera pas candidat à ces élections, prévues dans un cadre transitoire d’une durée d’un an.
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Pressions régionales pour une transition rapide
L’annonce du calendrier électoral intervient peu après la visite à Bissau d’une délégation de la Cedeao, conduite par le président sierra-léonais Julius Maada Bio, président en exercice de l’organisation, accompagné de son homologue sénégalais Bassirou Diomaye Faye. Les émissaires ouest-africains ont appelé les autorités de transition à privilégier un processus bref, inclusif et transparent. Ils ont également demandé la libération des responsables politiques arrêtés lors du coup d’État, parmi lesquels figure Domingos Simões Pereira, une figure majeure de l’opposition.
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Une transition sous contrôle militaire
À la suite du putsch, les militaires ont désigné le général Horta N’Tam, considéré comme proche de l’ancien chef de l’État, à la tête de la transition. Ils justifient sa prise de pouvoir par la volonté d’empêcher des violences, alors que les camps d’Umaro Sissoco Embalo et de l’opposant Fernando Dias de Costa revendiquaient chacun la victoire. Depuis, Fernando Dias de Costa s’est réfugié à l’ambassade du Nigeria, où il a obtenu l’asile, tandis que l’ancien président a quitté le pays.
Notre Afrik avec AFP