Les chiffres fournis par la Commission électorale nationale indépendante révèlent que la représentation féminine est passée à 40 % à l’Assemblée nationale (contre 37 % en 2020) et à 46 % au Sénat (contre 41 % auparavant).
La participation des femmes dans les instances de décision connaît un essor notable au Burundi. Les élections législatives, sénatoriales et communales de juin 2025 ont permis une avancée significative en matière de représentativité féminine. Une dynamique saluée par Marie-Consessa Barubike, coordinatrice de l’Association des femmes rapatriées du Burundi (Afrabu), qui note cependant que le chemin vers la parité reste encore à parcourir.

Des chiffres en hausse au Parlement et dans les collectivités
À l’Assemblée nationale, la proportion de femmes élues est passée de 37 % en 2020 à 40 % en 2025, soit une augmentation de trois points. Le Sénat a également enregistré un progrès : 46 % de ses membres sont désormais des femmes, contre 41 % cinq ans plus tôt. Au niveau local, les conseils communaux affichent une hausse marquée de la représentation féminine, avec 32 % de femmes élues, contre seulement 19 % en 2020. La tendance est aussi visible dans les postes de gouverneures de province, avec 20 % de femmes en 2025, contre 16 % cinq ans auparavant.
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Marie-Consessa Barubike considère ces progrès comme des signes positifs. Selon elle, les chiffres fournis par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) témoignent d’une amélioration. « Sur les 111 sièges de l’Assemblée nationale, 44 sont désormais occupés par des femmes, soit près de 40 %. C’est légèrement mieux qu’en 2020, où nous étions à 39 », souligne-t-elle. Elle insiste sur le fait que plusieurs provinces ont atteint ou dépassé le seuil des 40 %, ce qui, selon elle, laisse espérer une parité réelle d’ici les prochaines élections.
Un enjeu au-delà des chiffres
Pour la coordinatrice de l’Afrabu, la représentativité ne se mesure pas seulement en pourcentages. « Il est essentiel que les femmes élues participent activement à l’élaboration de lois et politiques sensibles au genre », affirme-t-elle. Au Sénat également, où 46,15 % des sièges sont occupés par des femmes, elle espère voir ces élues contribuer à des stratégies de développement équitables, répondant aux attentes des communautés locales.
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En prévision des élections collinaires à venir, elle lance un appel clair aux femmes : se porter candidates, soutenir les candidatures féminines crédibles et choisir des leaders ayant démontré leur engagement dans la lutte contre les inégalités, les violences basées sur le genre et pour le progrès socio-économique. « Il ne suffit pas d’être une femme pour mériter une voix. Il faut avoir fait ses preuves au service de la communauté », insiste-t-elle, appelant à dépasser la logique des quotas pour promouvoir une représentation de qualité. Le nouveau gouvernement formé en août 2025 comprend 13 ministres, dont 4 femmes, soit 30 % de l’exécutif. Un chiffre qui respecte le minimum constitutionnel, mais qui reste en deçà de la proportion des femmes dans la population, qui représentent plus de 52 % selon le recensement de 2024.








