Cette mesure découle de la modification de la loi sur la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, par l’ajout de l’article 6 bis à la loi nᵒ 25-10.
L’Algérie a récemment adopté une nouvelle législation qui bannit intégralement l’usage des cryptomonnaies sur son territoire. Cette décision s’inscrit dans le cadre d’une révision de la loi relative à la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, à travers l’introduction de l’article 6 bis dans la loi nᵒ 25-10. Celui-ci rend illégales non seulement l’utilisation, l’échange ou la possession de crypto-actifs, mais également leur promotion, leur minage ou toute activité liée à leur diffusion.

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Une rupture sécuritaire plutôt qu’une approche réglementaire
Contrairement à de nombreux pays qui s’efforcent d’encadrer progressivement les actifs numériques tout en explorant leur potentiel, l’Algérie adopte une posture radicale et répressive. L’argumentaire officiel repose sur la traçabilité des flux financiers et la prévention des activités illicites, mais masque difficilement l’absence de réflexion stratégique sur les usages technologiques et économiques possibles de la blockchain.
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Aucun effort n’a été consenti pour encadrer, tester ou surveiller les applications liées aux cryptomonnaies. Cette interdiction traduit un choix politique assumé de rejet, préférant bloquer l’accès à ces technologies plutôt que de chercher à les intégrer de manière contrôlée dans l’écosystème financier national. Cette approche centralisée et défensive contraste fortement avec les tendances mondiales, qui misent sur la modernisation des systèmes financiers.
Une économie numérique privée de leviers d’innovation
En optant pour un rejet total, l’Algérie se prive d’outils pourtant utiles dans des domaines variés : paiements transfrontaliers allégés, transparence des transactions, microfinancements, ou encore développement d’une finance décentralisée adaptée à l’informel. L’interdiction affecte autant les citoyens ordinaires que les entrepreneurs, chercheurs ou start-up qui auraient pu expérimenter et bâtir un écosystème innovant autour des crypto-actifs.








