Dans son communiqué rendu public ce 23 juillet, l’ONG insiste sur la nécessité de protéger les professionnels de médias aussi bien sur le terrain que sur les réseaux sociaux.
À trois mois du premier tour de l’élection présidentielle ivoirienne, Reporters sans frontières (RSF) appelle les autorités et les partis politiques à garantir la sécurité des journalistes. Dans un communiqué publié ce mercredi 23 juillet, l’organisation souligne une montée des intimidations contre des professionnels des médias, en particulier depuis mai.
RSF évoque notamment le cas de M’ma Camara, journaliste de France 24, qui aurait été la cible d’une campagne de harcèlement en ligne en juin. La journaliste avait couvert un rassemblement du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), principal parti d’opposition, et s’est retrouvée accusée sur les réseaux sociaux d’avoir sous-estimé l’affluence à l’événement. « Certaines personnes ont publié mon adresse et celle de ma famille », déclare-t-elle dans le communiqué. RSF condamne fermement ces dérives, qu’elle qualifie d’atteintes graves à la liberté d’informer.

Appel à des mesures concrètes
L’ONG demande aux partis politiques de garantir l’accès des journalistes à leurs événements et de sanctionner les membres ou militants responsables de comportements hostiles à l’encontre de la presse. Elle insiste également sur la nécessité de protéger les journalistes aussi bien sur le terrain que sur les réseaux sociaux, où les menaces se multiplient. RSF rapporte aussi des tentatives d’intimidation provenant parfois de membres du gouvernement, citant des cas où des articles ont déclenché des pressions ciblées ou des échanges menaçants.
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RSF a aussi réagi à l’arrestation en juillet du journaliste béninois Hugues Colman Sossoukpé, réfugié politique et critique du régime de Cotonou. Invité par le ministère ivoirien de la Transition numérique, il a été interpellé à Abidjan avant d’être extrait vers le Bénin. Selon le ministre Coulibaly, il s’agissait simplement de l’exécution d’un mandat d’arrêt international, dans le cadre de la coopération judiciaire entre les deux pays. Il précise que le ministère concerné ignorait l’existence de ce mandat au moment de l’invitation. « Protéger la presse, c’est garantir le plein fonctionnement d’une démocratie effective », rappelle Sadibou Marong, directeur du bureau Afrique subsaharienne de RSF.
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La Côte d’Ivoire a connu par le passé des violences électorales meurtrières, notamment lors de la crise postélectorale de 2010-2011, qui avait causé la mort d’environ 3 000 personnes après la victoire contestée d’Alassane Ouattara face à Laurent Gbagbo.
Notre Afrik avec AFP








