Les manifestants dénoncent entre autres des affaires de détournements présumés, notamment dans la gestion de la crise du covid-19 et dans l’administration du port de Banjul.
Des milliers de Gambiens ont manifesté mercredi 23 juillet dans les rues de Banjul pour dénoncer la corruption et la mauvaise gouvernance depuis l’arrivée au pouvoir du président Adama Barrow en 2017. Brandissant pancartes et banderoles, les protestataires ont exprimé leur colère. « Le système de santé est défaillant, les dirigeants se goinfrent ! », ou encore « Les Gambiens ne sont pas les esclaves de la corruption », déclaraient-ils. L’un des événements les plus marquants cités par les manifestants est la mort tragique, en 2022, de 70 enfants de moins de cinq ans, après l’ingestion de sirops contre la toux importés d’Inde et jugés frelatés. Ce drame avait soulevé une vague d’indignation dans ce pays de 2,5 millions d’habitants.

Fallou Gallas Ceesay, directeur de programme du mouvement Gambians Against Looted Assets (GALA), organisateur de la mobilisation, a déclaré que « nous vivons depuis trop longtemps sous le joug de la corruption et du pillage ». Parmi les griefs exprimés figurent également des scandales financiers présumés liés à la gestion de la pandémie de covid-19 et au fonctionnement du port de Banjul. « De nombreuses enquêtes ont révélé des cas de corruption, mais le président reste inactif », a affirmé un manifestant, Sucre Mike.

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Une contestation nationale
Omar Saibo, porte-parole de GALA, a souligné l’ampleur de la mobilisation : « Ce ne sont pas seulement les jeunes qui sont sortis, c’est tout un peuple qui veut tourner la page de la corruption. » Les manifestants ont remis cinq pétitions à différents ministères, à la présidence et à l’Assemblée nationale.
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La Gambie, dirigée d’une main de fer par Yahya Jammeh entre 1994 et 2017, reste l’un des pays les moins développés du monde, selon les Nations unies. Adama Barrow, élu en 2016 et réélu en 2021, fait aujourd’hui face à une grogne grandissante autour de sa gestion du pays.
Notre Afrik avec AFP








