Dans une avancée majeure vers la stabilisation du pays, les chefs des groupes armés UPC (Union pour la Paix en Centrafrique) et 3R (Retour, Réclamation et Réhabilitation) ont officiellement annoncé, le 10 juillet à Bangui, la dissolution de leurs mouvements.
L’Union africaine (UA) a salué cette décision le 18 juillet et a exhorté les autres groupes rebelles encore actifs à abandonner les armes et à s’inscrire dans une dynamique de dialogue national.
Le président de la Commission de l’UA, Mahamoud Ali Youssouf, a exprimé sa satisfaction dans un communiqué diffusé sur le réseau X (anciennement Twitter), qualifiant cette annonce de « pas important vers la paix durable en Centrafrique ». Il a également rappelé que les deux groupes avaient signé un accord de paix avec le gouvernement centrafricain en avril dernier.

Un pays encore sous tension malgré les avancées
La République centrafricaine, marquée par des décennies de crises politico-militaires depuis son indépendance en 1960, reste confrontée à une instabilité persistante, notamment dans les zones frontalières avec le Soudan, le Soudan du Sud et le Tchad.
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Le pays a connu une guerre civile sanglante entre 2013 et 2018, déclenchée par la prise de pouvoir de la coalition rebelle Séléka, à majorité musulmane, renversant le président François Bozizé. Ce dernier avait alors soutenu la création de milices d’autodéfense chrétiennes et animistes, les anti-balakas, déclenchant un cycle de violences intercommunautaires.
En 2020, une nouvelle coalition rebelle avait lancé une offensive contre Bangui, poussant le président Faustin-Archange Touadéra à solliciter l’aide de la Russie et du Rwanda. Des mercenaires du groupe Wagner ainsi que des troupes rwandaises étaient alors venus renforcer une armée nationale en difficulté.
Lire : Centrafrique : les factions armées 3R et UPC déclarées dissoutes de manière officielle
En parallèle, quelque 17 000 Casques bleus de la Minusca, mission des Nations Unies, demeurent déployés à travers le pays. Malgré ce contexte toujours fragile, l’annonce de la dissolution des groupes UPC et 3R représente un signal fort. L’UA y voit un espoir renouvelé pour le retour à la paix, tout en appelant l’ensemble des forces rebelles restantes à emboîter le pas du désarmement et de la réconciliation nationale.
Notre Afrik avec AFP








