L'artisanat africain doit entrer dans une nouvelle ère. Le capitaine Ibrahim Traoré a présidé ce vendredi matin à Ouagadougou la cérémonie d'ouverture de la 18e édition du Salon international de l'Artisanat de Ouagadougou (SIAO), dont les portes resteront ouvertes jusqu'au 8 novembre 2026.
L'artisanat africain comme levier d'industrialisation
Le thème retenu pour cette édition — « Artisanat africain et industrialisation : quelle synergie pour une meilleure organisation et valorisation des produits locaux comme patrimoine culturel ? » — donne le ton. Le chef de l'État burkinabè a été clair : l'objectif est de faire progresser l'artisanat africain vers l'industrialisation. « On ne peut pas avoir de métallurgie, de sidérurgie qui permettent de faire tout ce que vous faites, sans maîtriser la matière, sans avoir de l'art », a-t-il déclaré à l'occasion.
Traoré a également lancé un appel direct aux artisans du continent : être plus créatifs, se perfectionner et « ne jamais baisser les bras, ne jamais penser que ce que les autres font est au-delà de ce qu'ils font ». Le ministre de l'Industrie, du Commerce et de l'Artisanat, Serge Gnaniodem Poda, a quant à lui insisté sur la dimension souverainiste du projet : « La véritable indépendance se construit aussi dans nos ateliers, dans nos champs, dans nos usines et dans le choix quotidien de nos consommateurs. »
Le Ghana invité d'honneur d'un salon continental
Le Ghana, pays invité d'honneur de cette 18e édition, était représenté par sa ministre du Commerce, de l'Agroalimentaire et de l'Industrie, Elizabeth Ofosu-Adjare, qui a salué l'honneur fait à son pays. Cette présence ghanéenne illustre la vocation continentale du SIAO, vitrine de référence pour les savoir-faire artisanaux à l'échelle de l'Afrique.
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Avec APO Group.