Nommé « Kounki », ce projet prévoit, entre autres, la modernisation des infrastructures de pêche et la protection des écosystèmes côtiers, notamment les mangroves.
La Guinée a mobilisé près de 131 millions de dollars auprès de plusieurs partenaires internationaux pour lancer le projet “Kounki”, une initiative visant à renforcer la résilience climatique des secteurs de la pêche et de l’aquaculture. Le projet a été officiellement présenté lors d’une rencontre entre Fatima Camara, ministre guinéenne de la Pêche, et Axel van Trotsenburg, directeur général senior pour le Développement à la Banque mondiale, en marge de la 3ᵉ Conférence des Nations Unies sur l’Océan (UNOC3), qui se tient du 9 au 13 juin à Nice.
Le financement du projet provient de plusieurs sources majeures. 100 millions de dollars sont sous forme de crédit de l’Association internationale de développement (IDA), branche de la Banque mondiale, 21,4 millions de dollars sont accordés par l’Agence française de développement (AFD), 5 millions de dollars sont sous forme de subvention du programme PROBLUE, également affilié à la Banque mondiale, et 4,5 millions de dollars sont issus du contrat de désendettement et de développement (C2D) entre la France et la Guinée.

Préserver les écosystèmes
Le projet ‘’Kounki’’ prévoit un ensemble d’interventions pour adapter le secteur aux effets du dérèglement climatique. La modernisation des infrastructures de pêche (ports, marchés, chaînes de froid), la protection des écosystèmes côtiers, notamment des mangroves, la promotion de l’inclusion économique, en renforçant la participation des femmes et des jeunes, et le développement d’une aquaculture durable, pour alléger la pression sur les stocks halieutiques, font partie des actions envisagées. Le secteur de la pêche en Guinée génère 4,5 % du PIB et fait vivre près de 7,5 % de la population.
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Une vulnérabilité climatique préoccupante
Selon la Banque mondiale, la Guinée figure parmi les pays les plus menacés par les effets du changement climatique. La montée du niveau de la mer, les inondations et l’érosion côtière affectent directement les communautés vivant de la pêche, rendant l’accès aux ressources marines de plus en plus difficile pour des milliers de familles.
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Le développement de la pisciculture est vu comme une alternative stratégique pour assurer la sécurité alimentaire et renforcer l’économie du secteur. En 2023, la production nationale de poisson s’élevait à 419 000 tonnes, dont seulement 1,4 % (environ 5 985 tonnes) provenaient de l’aquaculture, un chiffre révélateur du potentiel encore sous-exploité.








