D’après le communiqué officiel des forces armées congolaises diffusé le lundi 19 janvier, la reconquête a eu lieu la veille, le dimanche 18 janvier, après le départ des troupes rwandaises et de leurs appuis issus du groupe rebelle AFC/M23.
Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) annoncent avoir repris le contrôle total de la ville d’Uvira, dans la province du Sud-Kivu. Selon un communiqué officiel de l’armée congolaise publié lundi 19 janvier 2026, cette reprise est intervenue la veille, dimanche 18 janvier, à la suite du retrait des éléments de l’armée rwandaise et de leurs alliés du mouvement rebelle AFC/M23.
Le document est signé par le lieutenant-colonel Mak Hazukay Mongba, commandant adjoint du service de communication et d’information des FARDC et porte-parole ad intérim. L’armée affirme avoir redéployé ses troupes dans la ville et ses environs afin de rétablir l’autorité de l’État.
Des pillages dénoncés avant le retrait
Dans le même communiqué, les FARDC dénoncent des actes de pillage systématique commis par les combattants de la coalition AFC/M23-RDF avant leur évacuation d’Uvira. L’armée précise qu’une vingtaine de civils soupçonnés d’avoir participé à ces exactions ont été interpellés et seront traduits devant les juridictions compétentes. «Les Forces armées de la République démocratique du Congo poursuivent leur déploiement dans la ville d’Uvira et ses environs afin de consolider leurs positions et d’assurer la sécurité des personnes et de leurs biens», assure l’état-major congolais.
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Un retrait annoncé auprès de l’ONU
Le retrait des rebelles intervient après une correspondance adressée, le jeudi 15 janvier 2026, au Secrétaire général des Nations unies, António Guterres, par Corneille Nangaa, coordonnateur politique de l’AFC/M23. Dans cette lettre, le mouvement rebelle indiquait avoir placé la ville d’Uvira sous la responsabilité de la communauté internationale.
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À Kinshasa, cette annonce est accueillie avec prudence. Les autorités congolaises estiment que la communication de l’AFC/M23 vise avant tout à détourner l’attention de la communauté internationale et à atténuer la pression diplomatique, notamment celle exercée par les États-Unis, sur le Rwanda, régulièrement cité par les Nations unies comme principal soutien de la rébellion.