Une attaque nocturne coordonnée a frappé l’École des forces spéciales de l’armée nigériane dans l’État de Yobe, causant la mort de 17 policiers en formation. Des soldats ont également péri en tentant de repousser les assaillants.
La police nigériane a confirmé samedi que l’attaque, survenue dans la nuit du 8 mai, a coûté la vie à 17 de ses agents qui suivaient une formation spécialisée au sein d’un centre d’entraînement militaire situé dans le nord-est du pays. Plusieurs soldats ont en outre été tués alors qu’ils s’efforçaient de défendre l’installation contre les assaillants.

📣 Ne manquez plus rien de l’actualité africaine en direct sur notre chaîne WHATSAPP
Une réponse sécuritaire mobilisée
Face à cette attaque d’une rare gravité, l’inspecteur général de la police a indiqué que les forces de l’ordre agissent en étroite coordination avec l’armée et les autres agences de sécurité pour identifier et traduire en justice les responsables. Aucune revendication officielle n’avait encore été publiée au moment des faits.
Lire : Nigeria : plusieurs élèves enlevés lors d’une nouvelle attaque d’écoles
Les forces de l’ordre, en étroite collaboration avec les forces armées et d’autres agences de sécurité, déploient des efforts concertés pour traduire les responsables de cette attaque en justice.
Un nord du Nigeria de nouveau sous pression
Cette attaque s’inscrit dans une dynamique de recrudescence des violences dans plusieurs États du nord du Nigeria, principalement imputées à Boko Haram et à l’État islamique en Afrique de l’Ouest. Ces groupes ont multiplié ces derniers mois les offensives meurtrières, provoquant de lourdes pertes parmi les civils comme parmi les forces de sécurité, et entraînant le déplacement de milliers de personnes.








