Ces ex-combattants, parmi lesquels 44 mineurs, ont suivi des formations professionnelles et ont obtenu des certificats qui les exemptent de poursuites judiciaires.
Un groupe de 124 anciens combattants de Boko Haram a été réintégré à la vie civile après avoir suivi un programme de « déradicalisation » dans le Sud-Est du Niger. L’information a été rapportée samedi 11 janvier 2025 par des sources officielles.
Lors de la cérémonie de réintégration, le général Mahamadou Ibrahim Bagadoma, gouverneur de la région de Diffa, a exprimé sa fierté et son optimisme. « C’est avec une grande fierté et un grand espoir que nous nous réunissons aujourd’hui pour célébrer cette avancée vers la paix et la réconciliation », a-t-il déclaré. La région de Diffa, toujours frappée par des attaques de groupes armés, notamment de Boko Haram, poursuit sa lutte pour la paix.

Une formation professionnelle pour les ex-combattants
Ces ex-combattants, dont 44 mineurs, ont été formés à divers métiers et ont reçu leurs certificats d’exemption de poursuites judiciaires, a indiqué le ministère de l’Intérieur. Ce programme a pour objectif de les aider à se réinsérer dans la société.
Malan Goni Ibrahim, coordinateur national des programmes de stabilisation et de réintégration des ex-combattants, a salué les efforts des repentis et souligné l’importance de leur choix. « En acceptant de déposer les armes, vous avez fait un choix courageux en faveur de la paix et de la reconstruction de notre pays », a-t-il affirmé. Il a aussi rappelé leur responsabilité envers les autres ex-combattants encore actifs et les a encouragés à contribuer à la démobilisation.
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Un programme en cours depuis 2017
Le centre de déradicalisation et de formation professionnelle de Goudoumaria, opérationnel depuis 2017, a déjà accueilli plus de 700 repentis de Boko Haram, selon la télévision d’État nigérienne. En effet, avant le coup d’État militaire de juillet 2023, les autorités du Niger avaient proposé une amnistie aux combattants de Boko Haram en échange de leur repentance. Ainsi donc, depuis la prise de pouvoir par la junte dirigée par le général Abdourahamane Tiani, cette démarche de démobilisation continue avec la sixième vague de réintégration.
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Depuis plusieurs années, le Niger fait face à des attaques répétées de groupes armés, certains liés à Al-Qaïda et au groupe État islamique, qui déstabilisent non seulement le Niger, mais aussi ses voisins, le Mali et le Burkina Faso.
Notre Afrik avec AFP








