Au cours des six semaines de campagne qui se sont terminées dimanche 6 octobre, les candidats ont mis l’accent sur la question de la sécurité dans le Nord du pays.
Le Mozambique se prépare à élire son nouveau président et son Parlement ce mercredi 9 octobre. Environ 17 millions d’électeurs sont appelés à voter pour choisir le futur président, ainsi que 250 membres du Parlement et des assemblées provinciales. L’actuel Président, Filipe Nyusi, ne peut se représenter après avoir accompli deux mandats consécutifs. Toutefois, les violences djihadistes qui sévissent dans le Nord du pays continuent de miner les espoirs liés à l’exploitation des gisements de gaz naturel.

Durant les six semaines de campagne qui se sont achevées dimanche, les candidats ont fait de la sécurité dans le Nord du pays une priorité. Cependant, aucun plan concret pour mettre fin aux violences n’a été proposé. Filipe Nyusi, qui avait été élu il y a cinq ans avec une large majorité de 73 % des voix, a exprimé sa confiance en la victoire de son parti, le Front pour la libération du Mozambique (FRELIMO), lors de son dernier meeting de campagne. « Nous sommes certains de notre victoire ! », a-t-il déclaré.
Les enjeux des provinces du Nord et du Centre
La campagne électorale s’est intensifiée dans les provinces du Nord et du Centre, considérées comme des bastions stratégiques pour les candidats. Daniel Chapo, candidat du FRELIMO, a promis lors de ses meetings que le retour de la paix permettrait de reconstruire les infrastructures de Cabo Delgado, la région la plus touchée par les violences. Les questions de développement, exacerbées par l’insurrection djihadiste, ont également été au cœur des promesses électorales des différents candidats.
Lire : Sénégal : Diomaye Faye parmi les 100 leaders de demain selon Time Magazine
Les violences dans le nord du pays ont entraîné le déplacement d’environ 1,3 million de personnes, dont 600 000 ont pu rentrer chez elles. Toutefois, ces personnes retrouvent souvent des communautés détruites, avec des maisons, des marchés, des écoles et des établissements de santé réduits à néant. L’Agence des Nations Unies pour les réfugiés avait tiré la sonnette d’alarme plus tôt cette année, soulignant l’ampleur de la crise humanitaire.
Notre Afrik
📣 Ne manquez plus rien de l’actualité africaine en direct sur notre chaîne WHATSAPP.








