Guinée : l’opposition appelle à manifester contre les militaires au pouvoir dès le 5 septembre

Guinée : l’opposition appelle à manifester contre les militaires au pouvoir dès le 5 septembre

Cette mobilisation a pour but de protester contre ce qu’ils perçoivent comme une volonté du général Mamadi Doumbouya, chef des militaires au pouvoir, de s’accaparer durablement le pouvoir.

Le front composé des principaux partis d’opposition et de plusieurs organisations de la société civile guinéenne a lancé, ce dimanche soir, un appel à des manifestations à travers le pays à compter du 5 septembre 2025. Cette mobilisation vise à dénoncer ce qu’ils considèrent comme une tentative de confiscation du pouvoir par le chef des militaires, le général Mamadi Doumbouya.

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Un référendum au cœur de la discorde

Les Forces vives de Guinée (FVG), coalition qui réunit les partis d’opposition et des associations civiles, contestent fermement la tenue du référendum annoncé pour le 21 septembre. Ce vote est censé approuver une nouvelle Constitution. Selon elles, cette démarche a pour objectif de légaliser un projet constitutionnel sur mesure qui permettrait au général Doumbouya de s’émanciper de ses engagements initiaux pris lors de la transition, et potentiellement de se maintenir indéfiniment au pouvoir.

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Fin juin, un projet de texte constitutionnel a été remis au chef de la junte. Ce document est censé baliser le retour à un ordre institutionnel civil, tel que promis par les militaires après leur prise de pouvoir en septembre 2021, à la suite du renversement de l’ex-président Alpha Condé. Cependant, le flou demeure quant à l’éligibilité du général Doumbouya à la future présidentielle. D’après les FVG, cette incertitude représente une menace directe à la charte de transition, adoptée après le coup d’État, qui interdit explicitement toute candidature de membres de la junte ou du gouvernement de transition.

Des risques de dérive autoritaire

L’adoption d’une nouvelle Constitution pourrait supprimer cette interdiction et ouvrir la voie à une éventuelle candidature de Doumbouya, alimentant les craintes d’un retour à un régime à caractère autoritaire. La Guinée, marquée par des décennies de pouvoir fort, reste fragile sur le plan institutionnel.

Lire : Guinée : l’opposition rejette une Constitution favorable au chef des militaires au pouvoir

Depuis 2022, les autorités militaires ont banni toute forme de manifestation publique, une décision toujours en vigueur. Plusieurs figures de l’opposition ont été arrêtées, poursuivies en justice ou contraintes à l’exil, renforçant les tensions entre le pouvoir et les forces politiques contestataires.

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