Il avait été interpellé le jour du putsch, en même temps que plusieurs autres responsables politiques.
En Guinée-Bissau, l’opposant Domingos Simões Pereira, arrêté le jour du coup d’État survenu fin novembre, a retrouvé la liberté vendredi soir. Selon des témoins, il a été conduit sous escorte sécuritaire jusqu’à son domicile, situé en périphérie de la capitale, Bissau.
Depuis le 26 novembre, soit la veille de la proclamation attendue des résultats provisoires de l’élection présidentielle et des législatives, le pays est dirigé par des militaires. Ces derniers ont renversé le président sortant Umaro Sissoco Embalo et interrompu le processus électoral en cours.

Une arrestation parmi d’autres figures de l’opposition
Figure majeure de l’opposition, Domingos Simões Pereira avait été interpellé le jour du putsch, en même temps que plusieurs autres responsables politiques. Il était détenu à la maison d’arrêt de la Segunda Esquadra jusqu’à sa libération.
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À sa sortie de détention, l’opposant a été escorté par les forces de sécurité jusqu’à son quartier à l’est de Bissau. À son arrivée, plusieurs dizaines de militants du PAIGC ainsi que des habitants du voisinage se sont rassemblés pour l’accueillir, entre applaudissements et larmes.
Un acteur clé de la vie politique bissau-guinéenne
Dirigeant du PAIGC, parti historique ayant conduit la Guinée-Bissau à l’indépendance en 1974, Domingos Simões Pereira est un adversaire politique de longue date du président déchu Umaro Sissoco Embalo. Il n’avait pas été autorisé à se présenter à la présidentielle pour dépôt tardif de candidature et avait apporté son soutien à Fernando Dias, principal rival du chef de l’État sortant lors du scrutin du 23 novembre.
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Présent à Bissau depuis jeudi, le ministre sénégalais de la Défense, le général Birame Diop, a accompagné M. Pereira jusqu’à son domicile. Il a salué la décision des autorités militaires de transition, estimant qu’elle ouvrait une phase d’apaisement et appelant les acteurs politiques à privilégier le dialogue pour gérer la transition.
Notre Afrik avec AFP








