Les bombardements menés conjointement par les États-Unis et Israël contre l’Iran, dans la nuit du 28 février, suivis de la riposte de Téhéran, ont provoqué une vague de réactions à travers le continent africain. De Dakar à Pretoria, en passant par Abuja, N’Djamena, Alger et Rabat, les prises de position oscillent entre appels à la désescalade, condamnations fermes et préoccupations économiques.
institutionnelles figure celle de l’Union africaine. Son président de Commission, Mahamoud Ali Youssouf, a exhorté les parties à faire preuve de retenue et à privilégier le dialogue.
Dans son communiqué, il a mis en garde contre les conséquences d’un embrasement régional, notamment sur les marchés énergétiques et alimentaires, rappelant la vulnérabilité particulière des économies africaines déjà confrontées à des tensions structurelles.
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Pretoria entre prudence et critiques
En Afrique du Sud, le président Cyril Ramaphosa a exprimé sa vive préoccupation face à la montée des tensions, appelant toutes les parties à la retenue. La présidence sud-africaine a insisté sur le respect du droit international, soulignant que la légitime défense ne saurait être invoquée de manière anticipée.
Au sein de la majorité, l’Congrès national africain (ANC) a dénoncé les méthodes américaines au Moyen-Orient, tandis que les Combattants pour la liberté économique (EFF), dirigés par Julius Malema, ont adopté un ton plus offensif, estimant que l’Iran était en droit de répondre à ce qu’ils qualifient d’agression.
Abuja et Dakar prônent le cessez-le-feu
Le gouvernement du Nigeria, dirigé par le président Bola Tinubu, a appelé à un arrêt immédiat des hostilités et à la reprise des négociations. Les autorités nigérianes ont également lancé une alerte consulaire pour leurs ressortissants présents dans les zones touchées.
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Du côté du Sénégal, le ministère des Affaires étrangères a condamné le recours à la force, considéré comme une menace pour la souveraineté des États. Dakar insiste sur la primauté de la diplomatie et appelle à un cessez-le-feu rapide.
La réaction du Tchad
Au Tchad, le président Mahamat Idriss Déby Itno a exprimé ses condoléances au peuple iranien après l’annonce du décès d’Ali Khamenei. Dans un message empreint d’émotion, il a salué la mémoire du Guide suprême.
Parallèlement, N’Djamena a condamné les tirs de missiles iraniens visant des pays du Golfe, affirmant son attachement au respect de l’intégrité des États.
Une offensive d’ampleur et une riposte immédiate
L’opération militaire conjointe de États-Unis et d’Israël a visé plusieurs sites stratégiques en Iran, notamment des installations nucléaires et des systèmes de défense. Le complexe résidentiel du Guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, a également été touché. Le 1er mars, les médias iraniens ont confirmé la mort du dirigeant, à la tête de la République islamique depuis 1989.
En représailles, Téhéran a lancé des missiles balistiques en direction d’Israël et de bases américaines situées au Qatar, à Bahreïn, au Koweït, aux Émirats arabes unis et en Arabie saoudite. Face à l’escalade, le Conseil de sécurité des Nations unies s’est réuni en urgence.