Les autorités béninoises ont confirmé leur volonté d’obtenir le transfert de l’influenceur panafricaniste, actuellement détenu en Afrique du Sud, dans un dossier à forte dimension politique et judiciaire.
Le procureur spécial de la CRIET, Elonm Mario Metonou, a annoncé lundi, la préparation d’une demande d’extradition visant Kemi Seba, arrêté la semaine dernière à Pretoria.
Une procédure judiciaire en cours
Recherché par le Bénin pour son soutien présumé à une tentative de coup d’État en décembre, Kemi Seba reste en détention en Afrique du Sud dans l’attente de l’examen d’une demande de libération sous caution prévue fin avril.
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Les autorités béninoises assurent que la procédure suit un cadre strictement judiciaire, les démarches diplomatiques intervenant uniquement pour la transmission officielle du dossier.
Des zones d’ombre autour de son statut
De son vrai nom Stellio Gilles Robert Capo Chichi, l’influenceur de 44 ans fait également l’objet d’un autre mandat d’arrêt pour des soupçons de blanchiment d’argent.
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Selon des sources proches, il se trouvait en situation irrégulière en Afrique du Sud, ayant dépassé la durée de validité de son visa. Son arrestation s’est déroulée en compagnie de son fils et d’un ressortissant sud-africain, soupçonné d’avoir facilité un passage vers le Zimbabwe.
Une défense en recomposition
La stratégie juridique autour de l’affaire reste mouvante. Une annonce de demande d’asile politique a été rapidement démentie par l’entourage de Kemi Seba, qui conteste également la représentation par certains avocats. Son conseil, Juan Branco, a précisé qu’aucune demande d’asile n’avait été formellement introduite à ce stade.
Un dossier à forte portée politique
Figure controversée du panafricanisme, Kemi Seba est un opposant déclaré au président Patrice Talon et s’est illustré par ses prises de position virulentes contre les influences occidentales en Afrique.
Son extradition potentielle intervient dans un contexte régional marqué par des tensions politiques et des recompositions d’alliances, notamment au Sahel. La suite de la procédure dépendra désormais des autorités sud-africaines, qui devront statuer sur la recevabilité de la demande béninoise dans les prochains jours.
Notre Afrik avec AFP