Le jugement de Mamadou Hawa Gassama, membre du Parlement de transition du Mali, a été mis en délibéré au 30 janvier 2026.
Le parquet d’Abidjan a demandé vendredi 9 janvier cinq ans de prison à l’encontre de Mamadou Hawa Gassama, membre du parlement de transition du Mali. Il est poursuivi pour «offense au chef de l’État» et «diffusion d’expressions outrageantes sur internet» envers le président ivoirien Alassane Ouattara, la peine maximale prévue pour ces infractions.
En septembre 2022, Mamadou Hawa Gassama avait tenu des propos contre le président Ouattara lors d’une interview dans un média malien, le qualifiant notamment «d’ennemi du Mali». Le procureur a dénoncé ces déclarations, les jugeant «inacceptables pour une personne de son rang» et a averti que «toute attaque ou propos méprisant envers les institutions sera sanctionné avec la dernière énergie», appelant également les internautes à la prudence sur les réseaux sociaux.

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Arrestation et excuses du parlementaire
Arrêté en juillet lors d’un séjour privé en Côte d’Ivoire, M. Gassama est détenu depuis. Lors de l’audience, vêtu d’un long boubou bleu et les yeux baissés, il a reconnu les faits et présenté ses excuses «à son grand frère ADO et à tous les Ivoiriens», affirmant ne pas avoir réalisé que ses propos pourraient «blesser».
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Opposant historique du précédent régime malien, connu pour son franc-parler, M. Gassama bénéficie du soutien de son avocat, Me Mamadou Ismaila Konaté, qui a plaidé l’indulgence en raison du repentir de son client. Me Konaté a cependant exprimé sa surprise face à la sévérité de la peine requise, rappelant le contexte politique tendu entre Abidjan et Bamako. Il a souligné que «la décision sera scrutée à Bamako et fera du bruit».
Notre Afrik avec AFP








