À cinq mois de la présidentielle, la coalition prévoit des mini-meetings et d’autres actions dans les semaines à venir.
Une vingtaine de partis d’opposition en Côte d’Ivoire, réunis au sein de la Coalition pour l’alternance pacifique en Côte d’Ivoire (CAP-CI), ont annoncé la tenue de leur premier grand meeting le 31 mai prochain à Abidjan, à cinq mois de l’élection présidentielle prévue le 25 octobre.

Ce rassemblement intervient alors que l’opposition intensifie ses critiques contre le pouvoir en place. En cause, la mise à l’écart récente de plusieurs figures politiques de l’opposition, dont Tidjane Thiam, radié de la liste électorale le 22 avril par décision de justice. Le tribunal estime que ce dernier a perdu la nationalité ivoirienne au moment de son inscription en 2022, le rendant ainsi inéligible.

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Des actions prévues avant et après le meeting
Lors d’une conférence de presse, Simone Ehivet Gbagbo, porte-parole de la coalition et ancienne Première dame, détaille le programme des semaines à venir. Il varie entre mini-meetings dans plusieurs quartiers en amont et nouvelles actions d’envergure après la date du 31 mai. Elle assure que la coalition va utiliser tous les moyens légaux et démocratiques pour défendre ses positions et faire entendre la voix du peuple.
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Outre Tidjane Thiam, trois autres personnalités majeures de l’opposition ne figurent pas sur la liste électorale en raison de condamnations judiciaires. Il s’agit de Laurent Gbagbo, ancien président, dont le parti n’est pas membre de la coalition ; Charles Blé Goudé, son ancien proche collaborateur et Guillaume Soro, ex-chef rebelle et ancien Premier ministre. Cette vague d’inéligibilités ravive les tensions dans un pays marqué par une histoire électorale souvent conflictuelle. « Les tensions sont de plus en plus vives, l’environnement socio-politique s’est fortement détérioré », déclare Simone Gbagbo, alertant sur un risque de détérioration accrue à l’approche du scrutin. Elle dénonce également l’absence de dialogue politique avec le gouvernement et réclame des élections inclusives et non violentes.
Notre Afrik avec AFP