RDC : une dizaine de civils tués dans les combats à l’Est

Ces affrontements causent de nouveaux déplacements de la population.

Les affrontements dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC) sont la cause du décès d’une dizaine de civils le lundi 27 mai. Cet évènement a provoqué le déplacement des populations depuis le début de cette matinée. « Fatigués et manquant de moyens, la plupart de ces nouveaux déplacés se sont arrêtés en cours de route, dans des localités situées en Kyaghala et Kanyabayonga », déclare par téléphone un responsable administratif à l’AFP.

Les combats dans cette partie de pays opposent les forces gouvernementales et la rébellion du « Mouvement du 23 mars » (M23). Afin de conquérir les zones occupées par la rébellion, les forces armées congolaises (FARDC) et leurs alliés “wazalendo” (groupes armés dits “patriotes”) lancent des offensives sur plusieurs fronts des territoires de Rutshuru et Masisi, dans la province du Nord-Kivu.

Lundi dernier, un projectile venu du front a frappé des habitations dans la ville de Kikuku, située dans le territoire de Rutshuru. Neuf personnes ont perdu la vie et neuf autres étaient grièvement blessées. Le responsable administratif précise que le tir provenait « du côté FARDC ». Des témoignages concordants ont également confirmé cette attaque, bien que certains évoquent un bilan de huit décès.

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Un résident de Kikuku signale qu’un motard a été abattu sur la route par des rebelles. Parallèlement, lors des affrontements, le M23 a pris le contrôle de la ville de Kyaghala, à environ quarante kilomètres au sud de Kanyabayonga. « Cela a occasionné des déplacements de la population vers Kanyabayonga », déclare un représentant de la société civile de cette dernière localité.

Depuis 2021, le M23 soutenu par l’armée rwandaise s’est emparé des grands territoires qui vont de Goma, la capitale provinciale, jusqu’à presque l’encercler entièrement. Il faut préciser que des centaines de milliers de déplacés ont convergé vers cette ville.

Sonia Feugap avec AFP