L’écrivain franco-algérien Boualem Sansal, condamné à cinq ans de prison ferme, ainsi que le parquet, ont tous deux fait appel de la décision rendue par le tribunal correctionnel de Dar El Beida, situé à l’est d’Alger.
D’après Mohamed Baghdadi, bâtonnier d’Alger, ces recours ont été déposés à la veille de la fête de l’Aïd El-Fitr, célébrée en Algérie le lundi 31 mars. Il a précisé dans une déclaration au média algérien TSA (Tout sur l’Algérie) que la date du procès en appel n’a pas encore été fixée.

Une issue encore incertaine
L’avocat a souligné qu’il faudra attendre la reprise des activités judiciaires, après la trêve de trois jours liée aux célébrations religieuses, pour en savoir plus sur la suite de l’affaire.
Boualem Sansal, âgé de 76 ans, avait été arrêté en novembre dernier en Algérie et placé sous mandat de dépôt avant d’être condamné en première instance à une peine de cinq ans de prison ferme, assortie d’une amende de 500 000 dinars (environ 3 500 euros).
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Le président français Emmanuel Macron a récemment demandé à son homologue algérien Abdelmadjid Tebboune un geste de clémence à l’égard de l’écrivain. Cependant, selon Mohamed Baghdadi, une éventuelle grâce présidentielle ne peut être envisagée qu’après une condamnation définitive, conformément à l’article 91 de la Constitution algérienne.
Un dossier sensible dans la relation entre Alger et Paris
Cette affaire a contribué à la détérioration des relations diplomatiques entre l’Algérie et la France ces derniers mois. Toutefois, après un entretien téléphonique entre les présidents Macron et Tebboune, une dynamique d’apaisement semble s’amorcer.
Lire : Algérie : 10 ans de prison requis contre l’écrivain Boualem Sansal
Dans cette perspective, le ministre algérien des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, a échangé ce jeudi avec son homologue français, Jean-Noël Barrot, qui est attendu en visite officielle en Algérie le 6 avril. Selon un communiqué du ministère algérien des Affaires étrangères, cette discussion a permis d’aborder plusieurs sujets jugés prioritaires par les deux chefs d’État dans le cadre du règlement des tensions récentes entre les deux pays.








