336 cas de mariage des enfants ont été enregistrés au Bénin entre janvier 2025 et juin 2026, selon les données de la Ligne d'Assistance aux Enfants (LAE). Ce chiffre, révélé le mardi 6 octobre 2026 lors de la 15ᵉ édition de la Journée Internationale de la Fille (JIFI), illustre l'ampleur d'un fléau que le gouvernement du président Romuald WADAGNI entend combattre par des engagements concrets.

Mariage des enfants : 336 cas documentés, un programme national en marche
La cérémonie, organisée par le Ministère de la Famille et de l'Action Sociale (MFAS) à l'hôtel Novotel Orisha de Cotonou, a réuni membres du gouvernement, représentants du Système des Nations Unies (SNU), partenaires techniques et financiers, société civile — et surtout des filles elles-mêmes. C'est Mademoiselle Auréole KPONON, Trésorière générale du Conseil Consultatif Départemental des Enfants du Littoral, qui a ouvert le ton en exprimant les attentes des filles en matière de protection, d'éducation et de participation.
Au cœur des échanges : le Programme National de Lutte contre le Mariage des Enfants (PNLME), adopté en Conseil des ministres le 3 septembre 2025. Une table ronde a permis de discuter de sa mise en œuvre, notamment de la mobilisation et de la pérennisation des financements. Mademoiselle Bignon Laura Violenne SOHOU, présidente du Conseil Consultatif National des Enfants du Bénin, a rappelé une vérité centrale depuis le panel : « Toute action menée pour les enfants sans eux risque d'être menée contre eux. »
Des filles au cœur du débat, des ministres face à leurs responsabilités
Touché par ces prises de parole, le Ministre de la Mobilisation des ressources extérieures, Hugues Oscar LOKOSSOU, a annoncé trois engagements : sécuriser les ressources nationales, inscrire les financements des partenaires dans la durée et adapter les instruments financiers aux mécanismes à impact social. La Ministre de la Famille et de l'Action Sociale, Véronique TOGNIFODÉ, a conclu les travaux en appelant tous les acteurs à renforcer la prévention, à dénoncer les tentatives de mariage des enfants et à faire évoluer les normes culturelles. Le Coordonnateur résident de l'UNICEF, Ousmane NIANG, avait quant à lui plaidé pour des « investissements ciblés, intégrés, fondés sur les données et pérennes », un appel repris par le Groupe thématique Genre et Protection sociale sous le leadership de l'Ambassadrice du Canada.
À lire aussi :
- RD Congo : Félix Tshisekedi mobilise le gouvernement pour éviter l’impunité des crimes commis à l’est
- RDC : le gouvernement s’engage à la protection des journalistes
Avec APO Group.








