Selon Niamey, la normalisation complète des relations passe d’abord par la conclusion d’accords formels dans les domaines de la défense et de la sécurité. Le Niger souhaite notamment obtenir des garanties sur le respect du principe de non-agression et sur l’interdiction d’utiliser le
territoire d’un État contre l’autre.
Des garanties sécuritaires au cœur des discussions
Le général Mohamed Toumba a insisté sur la nécessité d’instaurer un cadre de coopération renforcée entre les deux voisins. Parmi les préalables évoqués figure également une transparence accrue concernant les forces étrangères présentes à proximité de la frontière commune.
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Cette exigence intervient dans un contexte marqué par des accusations récurrentes de Niamey à l’encontre du Bénin. Les autorités nigériennes ont à plusieurs reprises affirmé que des installations militaires françaises étaient implantées près de leur territoire, une accusation systématiquement rejetée par Cotonou et Paris.
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Le responsable nigérien a par ailleurs plaidé pour la mise en place d’un mécanisme commun de partage du renseignement afin d’améliorer la coordination des actions sécuritaires face aux groupes armés opérant dans la région.
Un rapprochement diplomatique après plusieurs années de tensions
La fermeture de la frontière remonte à 2023, quelques semaines après la prise du pouvoir par les militaires nigériens. À l’époque, les nouvelles autorités accusaient le Bénin de soutenir des tentatives de déstabilisation du pays avec l’appui de la France, ce qui avait fortement détérioré les relations bilatérales.
Depuis quelques semaines, les signes d’apaisement se multiplient toutefois entre les deux capitales. La visite du président béninois Romuald Wadagni au Niger, au début du mois de juin, a marqué une nouvelle étape dans le processus de rapprochement.
Face à la menace persistante des groupes jihadistes affiliés à Al-Qaïda et à l’État islamique, Niamey estime qu’une coopération sécuritaire plus étroite avec son voisin est devenue indispensable. Les autorités des deux pays poursuivent désormais les discussions en vue d’une réouverture progressive de la frontière, sous réserve de la satisfaction des conditions avancées par le Niger.