L’histoire récente du football sud-africain montre que les équipes de Hugo Broos sont souvent plus dangereuses lorsqu’elles évoluent sous pression. Lors de la CAN 2023, les Bafana Bafana avaient débuté par une défaite contre le Mali avant de se hisser jusqu’en demi-finales et de décrocher la troisième place. Dix-huit mois plus tard, le scénario semble se répéter sur
la scène mondiale.
Après leur revers inaugural contre le Mexique (0-2), les Sud-Africains n’avaient plus droit à l’erreur. Pourtant, le pire semblait se dessiner lorsque Michal Sadílek trouvait le chemin des filets dès la sixième minute, signant au passage le but le plus rapide du tournoi. Face à une sélection tchèque disciplinée et solide, beaucoup auraient pu voir le début d’une élimination annoncée.
Téléchargez l’application pour ne rien rater de l’actualité
Une résilience devenue la marque de fabrique des Bafana Bafana
Mais cette équipe sud-africaine n’a plus grand-chose à voir avec celle qui manquait autrefois de constance dans les grands rendez-vous. Au fil de la rencontre, les hommes de Hugo Broos ont progressivement pris confiance, imposant davantage leur rythme et multipliant les situations offensives.
Leur persévérance a finalement été récompensée à la 83e minute lorsqu’une main de Pavel Šulc dans la surface a offert un penalty aux Bafana Bafana. Sans trembler, Teboho Mokoena a transformé l’occasion pour inscrire le premier but sud-africain de ce Mondial.
📣 Ne manquez plus rien de l’actualité africaine en direct sur notre chaîne WHATSAPP
Au-delà de l’égalisation, c’est surtout la réaction collective qui retient l’attention. L’Afrique du Sud a démontré une capacité de résilience qui lui faisait souvent défaut par le passé. Menée très tôt, confrontée à l’urgence du résultat, elle a trouvé les ressources mentales pour rester dans son match et inverser la dynamique d’une rencontre qui lui échappait.
Cette force de caractère rappelle le parcours de la CAN 2023, lorsque les Sud-Africains avaient su rebondir après un début compliqué pour finalement s’imposer parmi les meilleures équipes du continent. Ce parallèle nourrit aujourd’hui l’espoir d’un nouveau retournement de situation sur la scène mondiale.
Un point qui peut peser lourd dans la course à la qualification
Ce résultat pourrait avoir des conséquences bien plus importantes qu’il n’y paraît. Certes, avec un point en deux matches, les Bafana Bafana occupent encore les dernières places du groupe A. Mais contrairement à ce qu’aurait provoqué une deuxième défaite, ils conservent toutes leurs chances de qualification avant la dernière journée.
La rencontre face à la Corée du Sud prend désormais des allures de finale. Une victoire permettrait à l’Afrique du Sud de rester dans la bataille pour une place en seizièmes de finale et pourrait rebattre complètement les cartes du groupe.
Pour Hugo Broos, ce nul représente également la confirmation d’un projet construit sur la durée. Depuis son arrivée, le technicien belge a progressivement façonné une équipe plus mature, capable de rivaliser avec des adversaires européens et de conserver son identité de jeu même dans les moments difficiles.
Dans une Coupe du monde, certains résultats valent davantage que les points qu’ils rapportent. Pour l’Afrique du Sud, ce match nul face à la Tchéquie ressemble à un sursis, mais aussi à une promesse. Celle d’une équipe qui refuse de quitter la compétition sans se battre et qui, comme lors de ses plus belles campagnes récentes, continue de croire que tout reste possible.