Après un déficit commercial observé en février, les échanges extérieurs sénégalais repassent ainsi dans le vert grâce à la montée en puissance des exportations énergétiques et minières.
bondi de 57,4 %, passant de 453,1 milliards de FCFA (755,2 millions de dollars) en février à 713,4 milliards de FCFA (1,19 milliard de dollars) en mars 2026.
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Cette envolée repose largement sur la montée en puissance du secteur énergétique. Les expéditions de pétrole brut ont grimpé de 142,3 à 227,5 milliards de FCFA (379,2 millions de dollars), tandis que les exportations de gaz naturel liquéfié ont progressé de 17,8 à 30,7 milliards de FCFA (51,2 millions de dollars) sur la même période.
Cette dynamique confirme le rôle désormais central des hydrocarbures dans la structure des exportations sénégalaises.
L’or et l’acide phosphorique en forte progression
Au-delà de l’énergie, d’autres produits phares ont également contribué à cette performance. Les ventes d’or non monétaire ont quasiment doublé, passant de 90,7 à 162,9 milliards de FCFA (271,5 millions de dollars) entre février et mars.
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Les exportations d’acide phosphorique ont, quant à elles, atteint 55,3 milliards de FCFA (92,2 millions de dollars) après une quasi-absence le mois précédent, témoignant d’une reprise marquée dans ce segment industriel.
Ces résultats portent la valeur cumulée des exportations sur l’ensemble du premier trimestre 2026 à 1 579,2 milliards de FCFA (2,63 milliards de dollars), en hausse de 13,9 % par rapport à la même période de 2025.
La Suisse et les Pays-Bas, premières destinations
Sur le plan géographique, la Suisse et les Pays-Bas absorbent à eux seuls près de 44 % des exportations sénégalaises, avec respectivement 22,2 % et 22,0 % des parts de marché. Ils devancent l’Inde (8,6 %), l’Espagne (7,9 %) et le Mali (7,8 %).
En glissement annuel, la progression atteint 73,3 %, un chiffre qui traduit l’accélération de l’intégration du Sénégal dans les circuits commerciaux internationaux, portée par ses nouvelles capacités d’extraction.
Des importations contenues, un solde excédentaire
Du côté des achats à l’étranger, la hausse est nettement plus modérée car, les importations ont progressé de 3,2 % pour s’établir à 529,6 milliards de FCFA (882,7 millions de dollars). Cette légère augmentation s’explique principalement par la hausse des achats de riz passés de 13,2 à 37,6 milliards de FCFA et de froment, dont les volumes ont été multipliés par plus de sept.
La Chine reste le premier fournisseur du Sénégal (14,9 %), suivie de la Russie (10,4 %), du Nigeria (9,0 %), de la France (8,9 %) et de l’Inde (8,2 %).
Un excédent qui efface le déficit de février
La combinaison d’exportations record et d’importations stables a permis au Sénégal d’enregistrer un excédent commercial de 183,8 milliards de FCFA en mars, renversant le déficit de 60,1 milliards (100,2 millions de dollars) observé le mois précédent.
Selon l’ANSD, cette amélioration est notamment portée par le renforcement des balances commerciales avec la Suisse, les Pays-Bas et l’Espagne, trois partenaires devenus incontournables dans l’écoulement des ressources naturelles sénégalaises.