La junte au pouvoir au Burkina Faso a renforcé les mesures de sécurité à Ouagadougou et dans plusieurs localités, au lendemain d’attaques coordonnées d’envergure survenues au Mali voisin.
Les autorités appellent les populations à la vigilance et à signaler tout comportement suspect, notamment aux abords des infrastructures sensibles telles que les casernes,
les aéroports et les bâtiments administratifs.
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Un dispositif renforcé dans la capitale
Selon des sources sécuritaires, un important dispositif a été déployé à Ouagadougou, avec des équipes de police positionnées aux principaux carrefours stratégiques.
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Ces unités ont également pour mission de collecter du renseignement opérationnel en lien avec la lutte contre la criminalité et le terrorisme.
Une réaction à un contexte régional tendu
Ces mesures interviennent dans un climat régional marqué par des attaques sans précédent menées par des groupes jihadistes alliés à des rebelles au Mali.
Le Burkina Faso, le Niger et le Mali, tous dirigés par des régimes militaires, sont membres de l’Alliance des États du Sahel (AES) et font face à des attaques de groupes affiliés à Al-Qaïda et à l’État islamique.
Pour une source militaire, «l’armée maintient l’état d’alerte car nous sommes en guerre», soulignant que le contexte actuel impose une vigilance accrue.
Des mesures préventives déjà engagées
Début avril, les autorités avaient déjà organisé une simulation d’attaque terroriste à Bobo-Dioulasso, notamment dans la zone aéroportuaire et autour des sites de la Semaine nationale de la culture. Cette initiative s’inscrivait dans une stratégie de préparation face à d’éventuelles menaces.
Un impact régional en cascade
La dégradation sécuritaire dans la région a également conduit le Niger à annuler les célébrations du 1er mai pour des raisons de sécurité. De son côté, la Côte d’Ivoire, pays frontalier, a assuré que ses frontières restaient sous contrôle, tout en anticipant un possible afflux de réfugiés en provenance des zones touchées.
Dans l’ensemble, ces mesures témoignent d’une montée en vigilance dans le Burkina Faso, confronté à une menace sécuritaire persistante et à l’effet de contagion des crises régionales.
Notre Afrik avec AFP