La Coalition a exprimé sa vive inquiétude face aux attaques survenues le 25 avril dans plusieurs localités du Mali, notamment à Bamako, Kati, Sévaré, Mopti, Gao et Kidal. Dans un communiqué publié le 26 avril 2026, elle évoque une situation confuse marquée par des combats, des revendications et une circulation massive d’informations non vérifiées.
Face à ce contexte, la coalition appelle à la prudence et refuse de relayer rumeurs ou bilans non confirmés,
tout en estimant que ces événements traduisent une nouvelle défaillance du régime militaire en place.
Un échec sécuritaire pointé du doigt
Selon la CFR, les attaques simultanées dans des zones stratégiques du pays constituent une preuve que la situation sécuritaire reste hors de contrôle. Elle rappelle que les autorités militaires avaient pourtant affirmé avoir repris la main sur le territoire, présentant certaines villes comme des symboles de stabilité retrouvée.
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«Quand la capitale est visée et que plusieurs garnisons sont attaquées, personne ne peut sérieusement parler de pacification», souligne la coalition, qui considère cette journée comme un “avertissement national”. Elle estime que, malgré les discours officiels, l’État demeure fragilisé et que le conflit continue de s’étendre, plongeant les populations dans l’insécurité.
Condamnation des violences et appel à la solidarité
La CFR condamne fermement les attaques visant les civils, les infrastructures et les biens publics. Elle exprime ses condoléances aux familles endeuillées et sa compassion envers les blessés, les déplacés ainsi que les forces de défense engagées sur le terrain.
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Elle insiste sur une réalité centrale : toutes les victimes sont maliennes, qu’il s’agisse de civils ou de militaires, soulignant ainsi le caractère profondément interne de la crise.
Une critique du régime, pas de l’armée
La coalition prend soin de distinguer la junte militaire de l’armée nationale. Elle affirme que ses critiques visent exclusivement le pouvoir en place, qu’elle accuse d’incompétence et de mauvaise gouvernance.
Selon elle, les soldats maliens sont eux-mêmes victimes d’une stratégie inefficace et d’un commandement politisé. Elle appelle à une refondation de l’armée dans un cadre républicain, avec des moyens adaptés et une mission claire centrée sur la protection des populations.
Un appel à une transition civile
Face à la dégradation de la situation, la CFR estime que la responsabilité politique de la junte est engagée. Elle demande sa démission et l’ouverture immédiate d’une transition civile, inclusive et républicaine.
Cette transition devrait, selon elle, permettre de restaurer l’autorité de l’État, protéger les citoyens, rétablir les libertés publiques et préparer un retour à l’ordre constitutionnel. La coalition appelle également les groupes armés à cesser les hostilités et à privilégier le dialogue, affirmant qu’aucune solution durable ne peut être imposée par la force.
Un appel au dialogue et à l’apaisement
Pour la CFR, le dialogue national constitue la seule issue viable à la crise. Elle insiste sur la nécessité d’un processus encadré, fondé sur des principes non négociables tels que l’unité du pays, l’intégrité territoriale et la protection des civils.
Elle appelle par ailleurs les populations, les leaders communautaires, les médias et les acteurs de la société civile à faire preuve de responsabilité, en évitant la stigmatisation, les discours de haine et la diffusion de fausses informations.
Dans un contexte qu’elle qualifie de critique, la coalition exhorte l’ensemble des forces vives du Mali à se mobiliser pour prévenir une dégradation irréversible de la situation.
Le communiqué est signé par le porte-parole de la coalition, Étienne Fakaba Sissoko, qui appelle à un sursaut national pour restaurer la République et mettre fin à la spirale de violence.