Le Mali fait face à une crise sécuritaire d’ampleur après des offensives coordonnées lancées samedi contre des positions stratégiques de l’armée. Ces attaques impliquent notamment le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, affilié à Al-Qaïda, et des rebelles du Front de libération de l’Azawad.
Les affrontements ont été signalés dans plusieurs localités, dont Bamako, Kati, Kidal, Gao et Sévaré.
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Les rebelles du Front de libération de l’Azawad affirment avoir pris le contrôle de certaines positions, notamment à Kidal, tout en annonçant un accord permettant le retrait de l’Africa Corps de la zone.
Un bilan humain et politique lourd
Selon les autorités, les violences ont fait plusieurs blessés et causé des dégâts matériels, mais le bilan pourrait s’alourdir. L’événement le plus marquant reste la mort du ministre de la Défense, Sadio Camara, tué dans une attaque visant sa résidence à Kati.
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Cette disparition constitue un coup dur pour la junte dirigée par le général Assimi Goïta, resté silencieux depuis le début des affrontements.
Une situation inédite depuis plus d’une décennie
Par son ampleur et sa coordination, cette offensive est considérée comme la plus grave depuis les événements de 2012, lorsque des groupes armés avaient pris le contrôle de plusieurs villes du nord du Mali.
Le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans a revendiqué une «victoire», tandis que des acteurs politiques, comme la Coalition des forces pour la République, estiment que le pays est désormais «en danger».
Une crise sécuritaire persistante
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Depuis 2012, le Mali est confronté à des violences impliquant groupes jihadistes, rebelles indépendantistes et milices communautaires. Malgré le renforcement des alliances sécuritaires, notamment avec la Russie et l’Alliance des États du Sahel, la situation reste instable.
Cette nouvelle escalade met en évidence les limites des stratégies actuelles et souligne l’ampleur des défis sécuritaires auxquels le pays demeure confronté.
Notre Afrik avec AFP