Des attaques coordonnées contre des positions militaires ont été signalées dans plusieurs localités, illustrant la dégradation persistante de la situation sécuritaire.
Des tirs et détonations ont été entendus ce samedi matin dans plusieurs zones du Mali, notamment dans la capitale Bamako et à Kati, où se trouve la résidence du chef de la junte, le général Assimi Goïta.
Selon l’armée, des «groupes terroristes» armés non identifiés ont attaqué plusieurs positions militaires à travers le pays.
Des attaques simultanées dans plusieurs régions
Outre Bamako et Kati, des détonations ont été signalées à Gao, Kidal
et Sévaré.Dans la capitale, des hélicoptères militaires ont été observés en survol, notamment autour de l’aéroport, témoignant de la mobilisation des forces de sécurité.
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Un pays plongé dans une crise sécuritaire durable
Le Mali est confronté depuis 2012 à une insécurité persistante, alimentée par des groupes jihadistes affiliés à Al-Qaïda et à l’État islamique, ainsi que par des groupes armés locaux.
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Cette instabilité touche aussi bien le nord que le centre du pays, avec des attaques régulières contre les forces armées et les populations civiles.
Une recomposition des alliances sécuritaires
Depuis 2021, les autorités maliennes ont renforcé leur coopération militaire avec la Russie, notamment via l’Africa Corps, qui a succédé au groupe Wagner. Parallèlement, le pays s’est éloigné de plusieurs partenaires occidentaux, dans un contexte de repositionnement stratégique partagé avec d’autres États du Sahel.
Un contexte politique sous tension
Dirigé par des militaires arrivés au pouvoir après deux coups d’État, le Mali reste engagé dans une transition prolongée.
Les autorités ont récemment renforcé leur contrôle politique, tout en s’inscrivant dans une dynamique régionale avec l’Alliance des États du Sahel, aux côtés du Burkina Faso et du Niger.
Dans ce contexte, la multiplication des attaques souligne la fragilité persistante de la situation sécuritaire et les défis auxquels les autorités doivent faire face.
Notre Afrik avec AFP